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Nouveau pas vers une norme de certification en développement durable pour l'exploration minière

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Radio-Canada

La création d'une norme de certification en développement durable pour l'exploration minière franchit une nouvelle étape. Le projet, lancé il y a un an, est réalisé par les chercheurs de la Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM. Ils collectent actuellement des informations auprès des entreprises et des communautés touchées par l'exploration afin de déterminer quels critères seront considérés dans l'élaboration de la norme.

Avec les informations de Sandra AtamanTwitterCourriel

Il n'existe actuellement aucune norme de certification en développement durable pour les entreprises en exploration minière. L'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ) a reçu l'an passé 138 000 dollars du gouvernement du Québec pour créer une certification qui rassemble les grands principes du développement durable.

« Nous,  on veut que nos membres adhèrent et une fois que tu es certifié comme entreprise, ça veut dire que ta pratique est reconnue. C'est comme une réputation que tu établis et ça va t'aider à aller plus loin. Ce que ça va faire, c'est que ça va améliorer les pratiques de tout le monde, ceux qui avaient déjà des bonnes pratiques sont reconnus et ceux qui améliorent leurs pratiques, qui ont à les améliorer, sont entrainés par ça », explique la directrice-générale de l'AEMQ, Valérie Filion.

Mais le processus est long et rigoureux. Les chercheurs de la Chaire en entrepreneuriat minier sont à l'étape de connaître les attentes de l'industrie et des communautés potentiellement touchées par l'exploration minière. Les chercheurs voudraient « par exemple, que dans la norme il y ait une exigence de consultation de la population. Rendu à un certain stade, il faudra que l'entreprise démontre qu'elle a fait la consultation puis que la consultation n'était pas juste en sens unique, elle a donné de l'information, mais elle s'est aussi informé sur les communautés », indique la titulaire de la Chaire, Suzanne Durand.

Un projet pilote permettra aussi à cinq entreprises de vérifier si elles respectent les critères sélectionnés. Le processus pourrait prendre encore deux ans.

Abitibi–Témiscamingue

Métaux et minerais