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Navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique : prix à la hausse, attentes à la baisse

Modèle de navire de patrouille extracôtier et de l'Arctique de la compagnie Irving Shipbuilding Inc.

Modèle de navire de patrouille extracôtier et de l'Arctique de la compagnie Irving Shipbuilding Inc.

Photo : Irving Shipbuilding

Radio-Canada

Après plus d'un an de négociations, le gouvernement fédéral confirme la signature d'un contrat avec le chantier d'Irving Shipbuilding à Halifax pour la construction des navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique (NPEA).

Un texte de Marc GodboutTwitterCourriel

Le contrat prévoit la livraison de cinq navires d'ici 2022, avec la possibilité d'un sixième si les fonds le permettent.

Le coût de cette flotte grimpe à trois milliards et demi de dollars. C'est 400 millions de dollars de plus que ce que le gouvernement avait prévu en 2007.

Cette enveloppe devait alors permettre de construire jusqu'à huit navires du genre et non cinq.

Le gouvernement a tenté de minimiser cette réévaluation lors d'une séance d'information. Il s'agit d'« un contrat qui fournira à la Marine royale canadienne les navires dont elle a besoin au meilleur rapport qualité-prix pour les Canadiens », a expliqué un haut fonctionnaire.

Navires de compromis

La future flotte de NPEA doit permettre à la Marine royale canadienne d'exercer la souveraineté canadienne dans ses eaux, y compris dans l'Arctique. Les navires font partie de la Stratégie nationale d'approvisionnement en matière de construction navale du gouvernement Harper.

L'annonce d'aujourd'hui démontre que le gouvernement et la Marine royale ont dû faire des choix difficiles.

Ça veut dire un navire qui va être moins vite, moins fort et qui va avoir une capacité d'opération réduite, un moins bon patrouilleur, un moins bon brise-glace. Ça démontre que le gouvernement a de la difficulté à gérer le projet de façon efficace.

Jean-Christophe Boucher, professeur adjoint à l'Université MacEwan

En février 2013, Radio-Canada révélait que le principal facteur de risque dans l'industrie navale militaire, l'inflation, avait largement été sous-estimé quand les conservateurs ont débloqué 33 milliards de dollars pour leur Stratégie.

L'automne dernier, le Bureau du directeur parlementaire du budget concluait, dans un rapport, que le budget prévu était insuffisant pour acheter tous les navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique prévus à l'origine.

Selon le chef de l'opposition officielle, Thomas Mulcair, cette affaire discrédite à nouveau le gouvernement. « Je suis ravi que le Canada soit en train de construire ses propres navires. Mais voyez ça comme un exemple de plus de l'incurie et l'incompétence des conservateurs. Le F-35, cet exemple-là... Ils sont incapables de faire des achats militaires avec un budget prévu d'avance et qui tient la route », a-t-il affirmé.

La pleine production du premier navire commencera en septembre prochain au chantier d'Halifax, juste avant les prochaines élections fédérales.

Caractéristiques des NPEA

  • Longueur : 103,6 m  
  • Bateau lège : 5200 tonnes          
  • Vitesse (eaux libres/glace) : 17 noeuds/3 noeuds (dans 1 m de glace)
  • Puissance et propulsion électriques moteurs : 2 x 4 500 kW
  • Équipage : 65 personnes
  • Endurance : 120 jours
  • Portée : 6800 milles marins

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