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La Première Nation Athabasca Chipewyan poursuit le gouvernement albertain

Allan Adam, le chef de la Première Nation Athabasca Chipewyan

Allan Adam, le chef de la Première Nation Athabasca Chipewyan

Radio-Canada

La Première Nation Athabasca Chipewyan demande à la cour d'invalider l'approbation du projet de pipeline Grand Rapids de TransCanada parce que le gouvernement provincial lui a refusé le droit de participer aux consultations sur le projet.

Selon les documents de cour, la Première Nation du nord de l'Alberta allègue que le gouvernement a violé ses droits constitutionnels.

« Nous avons été choqués d'apprendre que l'Alberta a décidé que nous n'avions aucun droit de consultation et le gouvernement a informé TransCanada de sa décision avant même de nous parler », a dit le chef Allan Adam dans un communiqué.

Cela montre à quel point le processus de décision albertain est devenu irrespectueux.

Chef Allan Adam de la Première Nation Athabasca Chipewyan

Le Bureau de consultation autochtone, établi en 2013 pour améliorer le processus de consultation entre les communautés autochtones et l'industrie, a décidé dans ce cas que le pipeline ne nuirait pas à la capacité des membres de la Première Nation d'exercer leurs droits issus des traités.

Pourtant plusieurs membres avaient témoigné qu'ils utilisaient le terrain que le pipeline traversera. La Première Nation n'avait pas non plus eu accès aux cartes que le Bureau avait utilisées pour prendre sa décision.

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Le premier ministre de l'Alberta, Jim Prentice, a affirmé qu'il ne pouvait intervenir maintenant que l'affaire est devant la justice. Il a toutefois indiqué qu'il examinerait les inquiétudes de la Première Nation notamment sur les problèmes de consultation. Selon M. Prentice, le chef Allan Adam n'est pas le seul à se plaindre du fonctionnement du Bureau.

J'ai entendu certaines de ces inquiétudes de la part d'autres chefs.

Jim Prentice, premier ministre de l'Alberta

Selon la porte-parole du ministère des Affaires autochtones de l'Alberta, Jessica Johnson, le gouvernement a suspendu une partie du programme du Bureau de consultation autochtone. Le Bureau ne récolte plus d'argent de l'industrie pour financer les consultations avec les Premières Nations. Il doit aussi dialoguer avec les communautés pour réviser ses politiques.

Le projet de pipeline Grand Rapids prévoit de transporter 900 000 barils de bitume dilué par jour entre les régions de Fort McMurray et d'Edmonton. Transcanada y est partenaire d'un subsidiaire de l'entreprise pétrolière chinoise PetroChina.

Avec les informations de La Presse canadienne

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