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Sonia Blanchette, accusée d'un triple infanticide, est morte

Sonia Blanchette

Sonia Blanchette

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Sonia Blanchette, qui attendait de subir son procès pour le meurtre prémédité de ses trois enfants, est morte des suites d'une grève de la faim, dans la nuit de jeudi à vendredi, à l'hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, a appris Radio-Canada.

Mme Blanchette devait être de retour en cour, vendredi, à Drummondville, pour connaître la date de son procès, prévu en 2016.

Elle était accusée d'avoir noyé ses trois enfants, Lorélie, Loïc et Anaïs, respectivement âgés de 5, 4 et 2 ans, le 2 décembre 2012 à Drummondville.

Mme Blanchette avait le droit de visiter ses enfants, sous la supervision de sa mère. Au moment du drame, cette dernière s'était cependant absentée.

Son ex-conjoint se dit soulagé

Je n’ai pas de pitié, ça ne me dérange pas qu’elle soit morte.

Une citation de :Patrick Désautels, ex-conjoint de Sonia Blanchette

L'ex-conjoint de Sonia Blanchette, Patrick Désautels, a réagi vendredi matin à la nouvelle. « C'est un certain soulagement parce que je n'aurai pas à passer à travers les procédures judiciaires. Les procédures ne m'auraient pas appris beaucoup de choses. J'aurais voulu que ce soit plus long pour elle en prison pour qu'elle puisse réfléchir à son geste. Mais elle en a décidé autrement », a déclaré Patrick Désautels.

D'abord forcée de s'alimenter

Selon ce qu'il a été permis d'apprendre vendredi, les services correctionnels avaient décidé d'alimenter Sonia Blanchette par gavage contre son gré. Après l'intervention des avocats de la détenue, les autorités carcérales se sont pliées aux volontés de Mme Blanchette, qui ne souhaitait plus s'alimenter.

Elle avait beaucoup de difficulté à faire respecter sa volonté de ne pas s'alimenter.

Une citation de :L'avocat Jean-Pierre Ménard

Entrevue avec l'avocat en droit de la santé Jean-Pierre Ménard

Pour l'avocat spécialisé en droit de la santé Jean-Pierre Ménard, qui a défendu Sonia Blanchette dans sa volonté de ne pas s'alimenter, aucun doute ne persiste. « Elle avait beaucoup de difficulté à faire respecter sa volonté de ne pas s'alimenter lorsqu'elle se trouvait à l'Institut Philippe-Pinel. On lui coupait ses activités et ses visites pour la forcer à manger. Mme Blanchette comprenait parfaitement ce qui était en cause pour son état de santé », a indiqué Me Ménard, vendredi.

Trop faible pour comparaître

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales avait été prévenu jeudi qu'elle ne viendrait pas à la cour, parce qu'elle était trop faible. Selon nos informations, Sonia Blanchette avait été transférée de la prison Tanguay à l'hôpital du Sacré-Cœur le 19 décembre, après avoir cessé de s'alimenter.

La femme, dont le poids avait chuté à 36 kilos, avait fait savoir qu'elle ne voulait pas qu'on tente de la ranimer.

« On devait se présenter cet après-midi à Drummondville pour une conférence préparatoire. Nous avons été avisés tôt ce matin de la situation. Le dossier sera fermé lors de la prochaine date au palais de justice de Drummondville », a indiqué René Verret, procureur de la Couronne dans le dossier.

Entrevue avec le criminaliste Walid Hijazi

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