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Le Nouveau-Brunswick veut économiser jusqu'à 600 millions $

Le ministre Victor Boudreau (au centre)

Le ministre Victor Boudreau (au centre)

Photo : Michel Corriveau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick estime maintenant qu'il doit réduire ses dépenses annuelles de 600 millions de dollars pour redresser sa situation financière.

Victor Boudreau, le ministre responsable de la révision des programmes gouvernementaux, explique que la province connaît un déficit budgétaire d'environ 400 millions de dollars par année. Il dit qu'il faut en faire plus pour réduire les dépenses et augmenter les revenus.

Ces efforts sont nécessaires, ajoute M. Boudreau, pour permettre à son gouvernement de tenir ses promesses électorales.

Victor Boudreau invite la population à suggérer des moyens d'économiser et d'augmenter les revenus. Quatorze séances de consultations publiques auront lieu bientôt aux quatre coins de la province.

Le ministre Boudreau précise qu'un rapport sur les consultations sera présenté en mars, et qu'un sommet aura lieu au printemps.

La révision inspire toujours de l'inquiétude

La Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) et l'Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB) craignent des effets sur les communautés francophones.

Un document intitulé Plan clinique et produit par le ministère de la Santé recommande entre autres la fermeture de la moitié des salles d'urgence et près de la moitié des départements de médecine familiale. La SANB craint que de telles compressions touchent particulièrement les soins de santé en français, car elles visent majoritairement les régions rurales et de petits hôpitaux. L'organisme rappelle qu'un grand nombre de francophones vivent dans ces régions.

La présidente de la SANB, Jeanne d'Arc Gaudet, demande au gouvernement de consulter l'organisme lorsqu'il révisera ce plan.

Le ministre Boudreau a expliqué qu'il ne toucherait pas à la dualité linguistique en éducation, mais l'AEFNB rappelle quand même que le gouvernement a des obligations constitutionnelles envers les communautés francophones.

Le président de l'AEFNB, Philippe Cyr, demande notamment si les consultations permettront aux gens de s'exprimer ou si elles serviront à valider des décisions déjà prises.

« Les francophones, les enseignantes, les enseignants et les élèves de la province ne peuvent pas et ne doivent pas être à nouveau les cibles d'une situation budgétaire difficile », affirme Philippe Cyr.

M. Cyr ajoute que l'idée de fermer des établissements ou de privatiser certaines activités en éducation ne serait pas une stratégie gagnante.

Les communautés tiennent à leur hôpital

Comme à Caraquet, Saint-Quentin, Grand-Sault ou dans le comté de Kent, l'inquiétude se fait sentir aussi à Lamèque, dans la Péninsule acadienne.

Un hôpital/centre de santé communautaire comptant une dizaine de lits se trouve à Lamèque. Le maire, Réginald Paulin, craint pour l'avenir de l'établissement.

« On ne peut pas faire autre qu'être préoccupé puisqu'il y a déjà une semaine et plus, que ce soit le premier ministre ou le ministre de la Santé, parlent que des économies devront être réalisées dans le système de santé. Alors, quand on parle de petits hôpitaux, Lamèque, c'est sûr que c'est dans cette catégorie-là que nous nous retrouvons. Alors, ça ne peut pas faire autre que nous inquiéter », affirme Réginald Paulin maire de Lamèque.

Avec les informations de La Presse canadienne

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