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Un organisme veut des autobus bilingues au Nouveau-Brunswick

Autobus scolaire

Autobus scolaire

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un organisme anglophone estime que le bilinguisme coûte trop cher dans le transport scolaire au Nouveau-Brunswick.

L'Atlantic institute for market studies (AIMS) propose de n'offrir qu'un système de transport scolaire pour les élèves anglophones et francophones pour économiser des fonds.

Selon AIMS, le fait d'offrir un service d'autobus en français et un autre en anglais provoque une duplication du service et des coûts.

Souvent, soutiennent les auteurs du document d'une trentaine de pages, on retrouve un autobus pour les étudiants francophones et un autre pour les anglophones sur le même trajet.

L'organisme ne tient aucunement compte de la dualité en éducation au Nouveau-Brunswick dans son exercice. 

Selon leur évaluation, le service d'autobus coûtait 30 millions de dollars en 1987, alors qu'il en coûtait 60 millions de dollars en 2014. Le groupe affirme que c'est en raison de la duplication des services que les coûts ont augmenté de la sorte.

Or, le ministre responsable de la révision des programmes du gouvernement du Nouveau-Brunswick, Victor Boudreau, affirme qu'il n'est pas question de toucher à la dualité en éducation et qu'il n'y aura pas de fusion des deux services d'autobus.

« Ce n'est surtout pas l'intention que la question de la dualité qui existe au sein du ministère de l'Éducation ça ce n'est pas négociable lorsqu'on parle de la révision stratégique des programmes. »

— Une citation de  Victor Boudreau, ministre de la Santé et de la Révision stratégique des programmes du Nouveau-Brunswick.

Le ministre Boudreau affirme cependant qu'il pourrait y avoir d'autres modifications en ce qui a trait à la gestion du transport scolaire. On n'écarte pas la possibilité de privatiser ce service.

« Est-ce que le système de transport des élèves, que ce soit du côté francophone ou du côté anglophone? Est-ce qu'il peut être mieux structuré, est-ce que le secteur privé peut le faire à moindre coût que le gouvernement? C'est le genre de question là je pense que nous pouvons regarder », soutient M. Boudreau.

Le président de l'Association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick s'oppose à ce que les autobus scolaires deviennent bilingues. Sur Twitter, Philippe Cyr. s'est dit sceptique quant à la possible privatisation de ce service.

Selon un reportage de Michel Corriveau et des informations d'Antoine Trépanier.

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