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L'aspirant chef péquiste Alexandre Cloutier appelle à une réflexion sur l'intégrisme religieux

Alexandre Cloutier, ancien ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, à la Francophonie canadienne et à la Gouvernance souverainiste

Alexandre Cloutier, ancien ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, à la Francophonie canadienne et à la Gouvernance souverainiste

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le candidat à la direction du Parti québécois, Alexandre Cloutier, amorce une réflexion sur la question de la lutte contre l'intégrisme religieux compte tenu, dit-il, « que le Québec n'est évidemment pas à l'abri ».

Dans une lettre qu'il a cosignée avec l'ex-ministre péquiste des Relations internationales Louise Beaudoin, et datée du 14 janvier, Alexandre Cloutier affirme que le Québec doit procéder « à une intervention législative forte, nuancée et rigoureuse ».

« Pour trouver ce juste équilibre et mener ce débat avec la hauteur qu'il requiert, les 125 députés à l'Assemblée nationale du Québec devront mettre de côté la partisanerie et travailler ensemble à la recherche de solutions. »

— Une citation de  Alexandre Cloutier et Louise Beaudoin

Selon les deux signataires de la lettre, la lutte contre l'intégrisme devra faire partie des priorités de la prochaine session parlementaire.

Alexandre Cloutier affirme en outre que l'Assemblée nationale doit adopter une motion unanime pour dénoncer les attaques perpétrées à Paris, mais aussi, l'automne dernier, à Ottawa et Saint-Jean-sur-Richelieu.

Dans leur lettre, M. Cloutier et Mme Beaudoin louangent les mesures préconisées par Fatima Houda-Pépin, qui avait déposé un projet de loi en février dernier dans lequel elle réclamait la création d'un centre de recherche sur les intégrismes religieux.

De plus, le député Cloutier et l'ex-ministre Beaudoin rappellent que la question de la laïcité de l'État et des accommodements raisonnables n'a pas été réglée au Québec.

Certes, reconnaissent-ils, il s'agit d'un débat distinct, mais « nous avons la responsabilité d'adopter des balises claires à cet égard ».

« [...] au moment où les extrémistes sévissent, il ne faut pas se diviser autour du port de signes religieux par des fonctionnaires. L'idée de la « clause grand-père » doit être écartée. Il faut trouver un consensus. »

— Une citation de  Alexandre Cloutier et Louise Beaudoin

Selon eux, la meilleure manière d'y arriver est de se tourner vers les recommandations réfléchies et mesurées du rapport Bouchard-Taylor.

« L'interdiction de signes religieux devrait se limiter aux gens en situation d'autorité, ce qui inclut, à notre point de vue, les enseignants », écrivent Alexandre Cloutier et Louise Beaudoin.

D'autres se prononcent

Toujours en ce qui a trait à la charte de la laïcité, un autre candidat à la direction du PQ, Bernard Drainville, a pour sa part mis au point son propre projet de charte de la laïcité, fruit des réflexions et des leçons tirées de l'échec de sa première tentative. Ce projet, M. Drainville va le présenter jeudi à la tribune de la presse de l'Assemblée nationale à Québec.

Enfin Martine Ouellet, qui sollicite elle aussi le poste de chef du PQ, affirme qu'il faut miser sur les grands consensus qui se sont dégagés lorsque la charte de la laïcité a été débattue sur la place publique, alors que le Parti québécois était au pouvoir, comme l'égalité entre les hommes et les femmes, de même que l'interdiction du port de signes religieux par les employés de l'État qui sont en situation d'autorité. « Je pense que ces grands consensus-là, on doit les mettre en place », -a-t-elle plaidé.

Avec les informations de La Presse canadienne

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