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Le maire Gingras défend son travail à L'Assomption

Jean-Claude Gingras

Jean-Claude Gingras

Radio-Canada

C'est le début de l'audience publique de la Commission municipale du Québec (CMQ) sur L'Assomption, qui se penche sur des irrégularités rapportées dans cette ville de Lanaudière. Depuis l'élection du maire Jean-Claude Gingras en novembre 2013, une douzaine de cadres ont été congédiés ou suspendus, ou sont en arrêt de travail.

Un texte de Francis LabbéTwitterCourriel

À son arrivée aux bureaux de la commission à Montréal, le maire Gingras transportait de nombreux porte-documents et se disait prêt à témoigner.

Jean-Claude Gingras est le premier témoin entendu par la Commission, présidée par la juge Sandra Bilodeau.

Le maire, qui fait l'objet d'une accusation d'abus de confiance déposée contre lui à la suite d'une enquête de l'UPAC, a affirmé que le premier geste qu'il a voulu poser, une fois élu en novembre 2013, fut de suspendre le précédent directeur général de ses fonctions.

Selon le maire, l'ancien directeur, Martin Lelièvre, en menait très large et aurait utilisé son pouvoir discrétionnaire pour autoriser de nombreux contrats de moins de 25 000 $ sans faire approuver ces dépenses par le conseil municipal.

Le maire a affirmé que depuis des années, ce sont les fonctionnaires qui dirigent la ville de L'Assomption, mais que depuis son entrée en poste, sa volonté est de redonner les pleins pouvoirs au conseil municipal.

Toutefois, le procureur de la CMQ, Me Joël Mercier, a fait admettre au maire, par ses questions, que ce dernier ne connaissait aucunement le fonctionnement d'un conseil municipal.

Le procureur a aussi fait avouer au maire qu'il n'avait pas pris le temps de consulter les codes d'éthique des élus avant de prendre ses premières décisions.

Encore à ce jour, le maire admet ne pas avoir lu plusieurs règlements adoptés depuis 10 ans par sa ville.

Le maire rabroué dès le départ

Dès le début des travaux, la commissaire Sandra Bilodeau a rabroué le maire pour avoir empêché, par son droit de veto, le conseil municipal d'être représenté par un avocat indépendant à ces audiences.

Le conseil municipal n'appuie plus le maire Gingras depuis l'automne dernier.

Le témoignage du maire de L'Assomption pourrait durer quelques jours. La Commission terminera ses audiences le 19 février et remettra son rapport le 31 mars.

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