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Raif Badawi : Québec réclame l'intervention d'Ottawa

La femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, tient une photo de son mari lors d'une manifestation pour demander sa libération le 13 janvier 2015, à Montréal.
La femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, tient une photo de son mari lors d'une manifestation pour demander sa libération le 13 janvier 2015, à Montréal. Photo: La Presse canadienne / Ryan Remiorz
Geneviève Proulx

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, a commenté, à la sortie du Conseil des ministres à Québec, la situation de Raif Badawi, emprisonné en Arabie saoudite. Elle demande l'intervention rapide du fédéral pour faire libérer le blogueur.

La ministre des Relations internationales, Christine Saint-PierreLa ministre des Relations internationales, Christine Saint-Pierre Photo : PC / Jacques Boissinot

Christine St-Pierre a qualifié d'inhumain le sort réservé à Raif Badawi et a interpellé le gouvernement fédéral afin qu'il agisse en tenant compte de la situation de la famille même si Raif Badawi n'est pas citoyen canadien.

« Le gouvernement fédéral a aussi accepté que son épouse et ses trois enfants aient un statut de réfugié. À partir du moment où le statut de réfugié a été accordé par le gouvernement fédéral, ça veut dire que le gouvernement fédéral a analysé la situation de cette famille et a reconnu que cette famille pouvait être en danger dans ce pays. »

Le blogueur, dont la famille habite maintenant Sherbrooke, a été arrêté en juin 2012 après avoir critiqué le régime saoudien et s'être exprimé sur l'islam sur son blogue. Il a été inculpé de cybercrime, d'apostasie et de désobéissance à son père, ce qui constitue un crime dans le royaume. Il a été condamné à dix ans de prison, à 300 000 $ d'amende et à 1000 coups de fouet. Une fois la peine de prison purgée, il lui sera interdit de voyager pendant dix ans.

Vendredi dernier, il a reçu ses 50 premiers coups de fouet et, selon les informations obtenues par Amnistie internationale, l'homme serait mal en point. Si tout se déroule comme prévu, M. Badawi recevra 50 autres coups vendredi.

La ministre affirme que des discussions sont en cours avec le ministère des Affaires étrangères du Canada et elle invite Ottawa à utiliser les canaux diplomatiques pour faire libérer le blogueur.

En après-midi mercredi, l'épouse de Raif Badawi, Ensaf Haidar a reçu un appel du premier ministre du Québec, Philippe Couillard. De nombreux médias à travers le monde s'intéressent à l'affaire dont The Guardian à Londres et le New York Times. 

Pour faire suite à la vigile de mardi à Montréal, une autre manifestation est prévue pour vendredi à Québec, devant l'Assemblée nationale.

Justice et faits divers