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Cri d'alarme de la Ville de Matane

Le maire de Matane, Jérôme Landry, fait le point sur la problématique entraînée par la faillite d'Innoventé et les difficultés de l'usine Enercon.

Le maire de Matane, Jérôme Landry, fait le point devant la Chambre de commerce sur la problématique entraînée par la faillite d'Innoventé et les difficultés de l'usine Enercon.

Photo : Luc Paradis

Radio-Canada

Matane adresse une demande officielle au ministre Jacques Daoust pour obtenir l'aide d'Investissement Québec.

Cette démarche arrive dans la foulée de la faillite d'Innoventé, qui devait relancer l'ex-cartonnerie Rock Tenn, et les craintes de fermeture de l'usine Enercon. « On a des gens sur le terrain, mais on a besoin d'aide additionnelle pour trouver du financement », explique le maire de Matane, Jerôme Landry.

Innoventé : une relance 
L'entreprise Innoventé pilotait depuis plusieurs mois un projet d'usine de cogénération sur le site de l'ancienne usine Rock Tenn.

L'entreprise était devenue le partenaire principal de la société en commandite Énergie renouvelable Matane et avait à cet effet signé un contrat de 25 ans avec Hydro-Québec pour la production de 7,2 mégawatts d'électricité à partir de la biomasse dans ses installations de Matane.  Le projet de conversion des installations, estimé en 2013 à 20 millions de dollars, aurait requis l'embauche d'une quarantaine de personnes.

Toutefois, en raison de la faillite d'Innoventé, Hydro-Québec a mis fin au contrat avec Énergie renouvelable Matane. Matane craint maintenant que la bouilloire à biomasse, rattachée à l'usine, ne soit vendue pour rembourser les créanciers privilégiés. La bouilloire est évaluée à 12 millions de dollars.

Le maire Landry admet qu'avec l'échec du projet d'Innoventé, la Ville a perdu deux ans de travail pour relancer l'ancienne cartonnerie, fermée depuis 2012.
Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, soutient les démarches de la Ville. 

Le député rappelle que le projet de cogénération devait pallier la perte dans la région de Matane d'une masse salariale de 7 millions de dollars. Il croit que le gouvernement du Québec sera à l'écoute des doléances des Matanais.

La région de Matane a besoin de cette considération, ça touche notre tissu industriel, ça touchera bientôt notre tissu social.

Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia.

Craintes pour Enercon

L'avenir de l'usine Enercon inquiète aussi les élus. Aucun de projets de parcs éoliens auxquels étaient associés le fabricant de composants n'a été retenu dans le cadre du dernier appel d'offres d'Hydro-Québec pour la production de 450 mégawatts d'énergie éolienne.

La situation de l'usine est devenue fragile, relève Pascal Bérubé. « Ils avaient un projet pour 100 nouveaux emplois. Ça ne se fera pas parce qu'Hydro-Québec a d'abord considéré le coût de l'électricité. Enercon se retrouve un peu le bec à l'eau », poursuit M. Bérubé. Le député veut interpeller le gouvernement pour aider l'entreprise à traverser ce qu'il qualifie de « passage difficile ».

Pour le maire Jérôme Landry, le gouvernement doit agir en amont pour prévenir de plus graves problèmes. « C'est beaucoup plus facile de trouver des options pour éviter une fermeture d'usine que de trouver des solutions pour relancer une usine avec d'autres promoteurs », fait-il valoir.

Une délégation matanaise se rendra à Montréal pour rencontrer des représentants d'Enercon, la semaine prochaine. Le ministère des Ressources naturelles est aussi en discussions avec l'entreprise, rapporte le député Bérubé.  

Toutefois, la porte-parole d'Enercon, Eva Lotta-Schmidt dement toutes rumeurs de fermeture.

La Ville de Matane prévoit aussi rencontrer ses partenaires économiques la semaine prochaine afin de déterminer les priorités de développement et d'évaluer l'aide nécessaire afin de générer de nouveaux projets.

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