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White Birch : les travailleurs se prononcent sur l'avenir des régimes de retraite

Papiers White Birch

Papiers White Birch

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les 300 travailleurs et 600 retraités de l'usine Papiers White Birch de Québec se prononcent mardi et mercredi sur une proposition qui pourrait régler la question de leurs régimes de retraite, un dossier qui fait l'objet de plusieurs requêtes judiciaires depuis des mois.

L'employeur Black Diamond-White Birch a présenté hier en début d'après-midi sa proposition aux travailleurs lors d'une première assemblée générale.

Cette entente permettrait de renflouer les régimes de retraite des travailleurs de 40 millions de dollars, au lieu des 46 millions espérés. L'employeur offre environ 6 millions de moins que les 35 millions attendus sur 15 ans pour les travailleurs actifs. À cette somme s'ajoutent 11 millions de dollars de remboursement à titre de créanciers ordinaires de White Birch.

« Ils ont pris notre chemise et là ils veulent nos culottes. On va y donner, on n'a pas le choix si on veut que l'usine continue à rouler », a lancé un travailleur frustré, mais résigné à la sortie de l'assemblée.

Pour les retraités de Québec qui reçoivent 55 % de leur retraite depuis décembre 2012, l'entreprise offre de faire passer le ratio à 70 %. 

Le Regroupement des retraités se demande s'il doit continuer à se battre devant les tribunaux en espérant obtenir plus ou accepter cette offre pour les plus vieux retraités qui n'ont plus de temps à perdre.

« Qu'est-ce qu'on fait? Où on sépare nos membres? On ne sait pas », se demande Pierre Montreuil, directeur du Regroupement des employés retraités de White Birch-Stadacona.

Les créanciers avant les employés

Le syndicat déplore que des créanciers prioritaires aient été remboursés avant les travailleurs lorsque White Birch s'est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies en 2010.

« C'est dommage que ça arrive à nos confrères, déplore le directeur adjoint d'Unifor-Québec, Renaud Gagné. Les lois sont mal faites. On n'a pas une créance privilégiée de départ, ce qui fait en sorte que les banques se sont payées, tout le monde s'est payé. Et les travailleurs qui ont mis l'argent toute leur vie là-dedans, malheureusement aujourd'hui, ils se retrouvent amputés parce que la loi au fédéral n'est pas là. »

Les travailleurs estiment avoir perdu 350 millions de dollars que l'entreprise devait dans leurs caisses de retraite lorsqu'elle a connu des difficultés financières, avant d'être rachetée par Black Diamond.

Les retraités vont se prononcer mercredi matin sur la proposition de White Birch.

Théoriquement, ils n'ont pas le droit de voter, mais le syndicat souhaite demander à un juge s'ils peuvent tout de même se prononcer sur les offres.

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