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Élimination du déficit au N.-B. : le comité d'experts est connu

Victor Boudreau et Michael Horgan

Photo : Michel Corriveau

Radio-Canada

Le processus destiné à trouver des mesures pour éliminer le déficit du Nouveau-Brunswick a été annoncé, mardi, par le ministre de la Santé Victor Boudreau.

Cette révision vise à engendrer d'importantes économies au sein de l'appareil gouvernemental provincial. Le gouvernement libéral souhaite libérer des fonds pour être en mesure d'augmenter les dépenses en infrastructures. Le ministre Victor Boudreau n'écarte pas la possibilité de restructurer ou même d'abolir certains programmes qu'offre la province.

M. Boudreau, qui est également responsable de l'Examen stratégique des programmes, était accompagné du président du comité consultatif sur la révision stratégique des programmes, Michael Horgan, pour l'occasion.

« Si nous voulons avoir les moyens d'investir dans la création d'emplois et de rendre la vie plus abordable pour les familles, nous devons d'abord redresser nos propres finances. Nous ne pensons pas pouvoir y parvenir seuls. Nous devons prendre en considération toutes les idées. C'est pourquoi nous parlerons aux Néo-Brunswickois. Nous miserons sur les efforts antérieurs et nous ferons appel à un groupe d'experts de l'extérieur afin de trouver des solutions créatives qui nous permettront de relever nos défis financiers », a déclaré M. Boudreau.

En campagne électorale, les libéraux évoquaient des compressions de 250 millions de dollars dans le cadre de cet exercice. Or, en entrevue à Radio-Canada, le ministre Boudreau a parlé d'économies qui avoisineraient les 400 millions de dollars pour tout l'appareil gouvernemental.

Le comité consultatif comprend les personnes suivantes :

  • Michael Horgan (président) a été fonctionnaire fédéral pendant 36 ans, et il a pris sa retraite en 2014 en tant que sous-ministre des Finances. 
  • David Alston, un entrepreneur dans le secteur des technologies de l'information au Nouveau-Brunswick.
  • Rachelle Gagnon est membre de l'équipe des gestionnaires supérieurs d'Assomption Vie
  • André Leclerc est professeur d'économie à l'Université de Moncton, campus d'Edmundston.

« Nous nous appuierons évidemment sur notre plateforme et nous ferons appel aux excellentes idées des Néo-Brunswickois et des fonctionnaires, a affirmé M. Boudreau. Mais nous n'avons pas besoin de partir de zéro. Nous avons pu prendre une longueur d'avance en ce qui concerne ce travail important grâce aux efforts de l'ancien ministre des Finances Blaine Higgs. »

Un accueil mitigé 

Cela fait des semaines que Fredericton prépare la population à des « décisions difficiles ». Il est aussi question d'augmentation de taxes et d'un meilleur rendement de sociétés comme Alcool Nouveau-Brunswick.

Le milieu des affaires voit d'un bon oeil la démarche qu'a entreprise le gouvernement Gallant, mardi.

« Comment on va faire pour payer pour ces programmes et services-là dans dix, 15 ou 20 ans alors qu'on aura de plus en plus de pression sur le gouvernement avec un plus grand nombre de retraités, avec des paiements de transfert qui seront en baisse au fédéral. On ne pourra pas nécessairement compter sur Ottawa pour nous aider à ce moment-là non plus, donc s'il y a un moment pour le faire, c'est maintenant », affirme le directeur des affaires provinciales du Nouveau-Brunswick pour la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, Denis Robichaud.

Le Syndicat canadien de la fonction publique recommande pour sa part d'annuler les réductions d'impôt consenties en 2008, par le précédent gouvernement libéral de Shawn Graham. Le syndicat s'inquiète aussi pour la perte d'emplois que pourrait engendrer la révision des programmes.

« Quand on est en période de temps difficiles comme on est présentement, les gens ont plus de dépendance sur les services publics. Donc, c'est un temps important d'investir dans la province et chaque emploi est important. Il faudrait vraiment y penser pas deux fois, mais trois fois avant qu'on considère de couper des emplois », affirme le président du Syndicat canadien de la fonction publique au Nouveau-Brunswick, Daniel Léger.

D'après les informations de Nicolas Steinbach, Michel Corriveau et Antoine Trépanier.

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