•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le bisphénol A pourrait causer de l'hyperactivité chez le poisson-zèbre

Des bouteilles et des biberons pouvant contenir du bisphénol A

Des bouteilles et des biberons pouvant contenir du bisphénol A

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une composante chimique que l'on retrouve dans plusieurs produits de consommation courants pourrait causer de l'hyperactivité chez le poisson-zèbre, indique une étude de l'Université de Calgary et les humains pourraient avoir une susceptibilité semblable.

Le bisphénol A ( BPA ), un composé organique utilisé dans la fabrication de résine époxyde et d'objets de matière plastique, est produit en grande quantité sur la planète. On le retrouve notamment dans des contenants, des canettes, des tickets de caisse et des reçus de cartes de crédit. Au Canada, la fabrication, l'importation, la publicité et la vente des biberons de polycarbonate contenant du BPA sont illégales.

Plusieurs entreprises ont remplacé ce produit par le bisphénol S ( BPS ), un composé considéré comme étant plus sûr. Mais des recherches laissent sous-entendre que les deux composés peuvent causer des altérations au développement du cerveau.

Le poisson-zèbre est très utilisé par les chercheurs qui tentent de comprendre le développement du cerveau embryonnaire. Environ 80 % des gènes humains ont leur homologue chez ce poisson. Des embryons de poisson-zèbre ont été exposés à une concentration de BPA semblable à celle que l'on retrouve dans les rivières Bow et Oldman, dans le sud de l'Alberta. L'exposition au BPA et au BPS a modifié le moment de formation des neurones de leur cerveau.

L'étude a démontré que le nombre de neurones générés dans le développement du poisson-zèbre exposé au BPA augmentait de 180 % comparativement à celui d'un poisson non exposé. Pour les poissons exposés au BPS leur nombre de neurones augmentait de 240 %. Les résultats montrent un changement dans le comportement des poissons-zèbre qui deviendraient plus hyperactifs.

« Nous avons plusieurs cellules dans notre cerveau qui se transformeront en neurones. Elles doivent se placer au bon endroit pour former le bon circuit. Si les neurones sont créés trop rapidement, elles peuvent se déplacer au mauvais endroit et former un mauvais circuit », a expliqué une des chercheuses, Deborah Kurrasch.

Mme Kurrasch dit que de nouvelles recherches sont nécessaires pour déterminer les effets du BPA dans le développement des cerveaux des fœtus humains. Elle souligne toutefois que d'autres études recommandent aux femmes enceintes de limiter leur exposition aux objets contenants des bisphénols.

Les résultats de cette recherche subventionnée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada ont été publiés lundi dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.