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N.-B. : des compressions qui pourraient atteindre les 400 M$

Victor Boudreau, ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick
Victor Boudreau, ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick Photo: Jacques Poitras/CBC
Radio-Canada

C'est mardi que le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Victor Boudreau,  procédera au lancement de la révision stratégique des programmes du gouvernement.

M. Boudreau, qui est également ministre responsable de l'Examen stratégique des programmes, tiendra une conférence de presse mardi à 12 h (HA) pour annoncer les premiers détails de cette révision qui a pour but d'engendrer des économies « importantes ». En campagne électorale, les libéraux évoquaient des compressions de 250 millions de dollars dans le cadre de cet exercice. 

Or, en entrevue à Radio-Canada, le ministre Boudreau a parlé d'économies qui avoisineraient les 400 millions de dollars pour tout l'appareil gouvernemental. M. Boudreau évoque d'importantes compressions dans le système de santé de la province. 

Le ministère de la Santé ne sera pas épargné par ce processus-ci. Tous les ministères vont faire partie de l'examen, y compris le ministère de la Santé.

Victor Boudreau, ministre de la Santé et responsable de l'Examen stratégique des programmes. 

Cette révision vise à engendrer d'importantes économies au sein de l'appareil gouvernemental. Le gouvernement libéral souhaite libérer des fonds pour être en mesure d'augmenter les dépenses en infrastructures. Le ministre Victor Boudreau n'écarte pas la possibilité de restructurer ou même d'abolir certains programmes qu'offre la province.

« Le déficit structurel que nous avons dans la province est de l'ordre de 400 millions de dollars et si on veut prendre en considération les engagements qu'on a faits comme parti, et maintenant il faut garder nos promesses, on parle au-delà de 400 millions et il faut aller le chercher de façon permanente », a-t-il dit. 

Les premiers résultats de cette stratégie pourraient être constatés dans le prochain budget, qui doit être déposé dans les prochaines semaines. La majorité des mesures seront toutefois notées dans le budget 2016-2017. 

Le gouvernement provincial entamera dans les prochaines semaines une tournée provinciale pour consulter la population. Le comité formé par Fredericton visitera 14 communautés de la province. 

Victor Boudreau, ministre de la Santé et responsable de l'Examen stratégique des programmes du Nouveau-Brunswick :

Q: Pourrait-on voir des hôpitaux disparaitre? 

R: Je ne veux pas spéculer sur le résultat final. Mais, le Nouveau-Brunswick a 22 hôpitaux présentement qui desservent une population de 750 000. Si nous comparons le Nouveau-Brunswick au reste du Canada, nous avons plus de médecins que la moyenne nationale, nous avons plus de lits d'hôpitaux que la moyenne nationale. Alors, il va falloir regarder à l'ensemble du système de soin de santé au Nouveau-Brunswick. C'est certain que nous aurons des décisions à prendre quant à l'avenir du système de soins de santé. C'est pour ça que c'est important de consulter la population. 

Q: C'est trop selon vous 22 hôpitaux ?

R: Je ne vais pas spéculer sur le résultat final, mais lorsqu'on regarde les statistiques, lorsqu'on regarde les chiffres, j'ai l'impression qu'on peut faire mieux au Nouveau-Brunswick. 

Une révision inspirée de l'ère Chrétien-Martin

La révision stratégique des programmes est l'une des promesses phares des libéraux lors de la campagne électorale de septembre 2014. Le premier ministre Brian Gallant souhaite que l'exercice s'inspire de ce qu'ont réalisé l'ancien premier ministre du Canada Jean Chrétien et son ministre des Finances, Paul Martin, dans les années 1990. 

D'ailleurs, l'ex-ministre des Finances et premier ministre du Canada, Paul Martin, a appuyé en août dernier la volonté des libéraux du Nouveau-Brunswick de mettre en place une telle stratégie. 

« Lorsque nous avons fait nos coupes, l'économie n'a pas baissé et les emplois dans le secteur privé n'ont pas été perdus. D'ailleurs, il y a eu une croissance », avait-il dit en conférence de presse téléphonique. 

Dans sa mise à jour économique du 14 novembre, le ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Roger Melanson, prévoyait un déficit de 377,2 millions de dollars pour l'année financière 2014-2015. Cela représente une diminution de 13,9 millions de dollars par rapport au déficit de 391 millions.

Bien qu'ils aient promis l'équilibre budgétaire d'ici six ans, les libéraux affirment que des décisions difficiles seront prises en 2014. L'augmentation de l'impôt sur le revenu des plus riches doit en principe entrer en vigueur et le ministre Melanson n'a pas exclu l'ajout de péages sur certaines routes.

D'après les informations de Nicolas Steinbach et Antoine Trépanier

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