•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Des centaines de milliers de personnes manifestent dimanche à paris

Des centaines de milliers de personnes manifestent dimanche à paris

Photo : Youssef Boudlal / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quelque 3,7 millions de personnes ont défilé dans toute la France avec des pancartes, des crayons et des caricatures à la main, afin de rendre hommage aux 17 victimes des attentats djihadistes des derniers jours.

Selon le ministère de l'Intérieur, entre 1,2 et 1,6 million de personnes ont manifesté dimanche à Paris et plus de 2,5 millions de manifestants ont défilé dans les différentes villes de province. Il s'agit de la plus grande mobilisation jamais recensée dans l'histoire du pays.

Les manifestants ont voulu également témoigner de leur foi en la liberté d'expression et leur rejet de l'intégrisme, des thèmes qu’illustraient parfaitement les dessinateurs et journalistes de Charlie Hebdo, assassinés mercredi.

La Place de la République a été envahie plusieurs heures avant le départ de la marche. La foule, très compacte, s'est rendue jusqu'à la Place de la Nation, trois kilomètres plus loin. En raison du très grand nombre de participants, le déplacement s'est fait à un rythme très lent. Il aura fallu plusieurs heures pour vider la Place de la République.

« Paris est aujourd'hui la capitale du monde », a lancé le président François Hollande aux membres du gouvernement avant de se rendre à la marche. « Le pays tout entier va se lever vers ce qu'il a de meilleur », a-t-il poursuivi.

Le premier ministre Manuel Valls a aussi souligné le caractère historique de cette mobilisation. « Pour que cette journée reste dans l'Histoire, il faut que cette dignité, cette capacité à se rassembler, ce travail sur nous-mêmes, nous le poursuivions. Ce n'est pas une journée seulement, même si elle marquera l'histoire », a-t-il ajouté. « Je suis tellement fier des Français, de ce que les Français ont été capables de dire au monde entier aujourd'hui. »

Plus de deux millions de personnes ont manifesté aujourd'hui en province

Ils étaient au moins 300 000 à Lyon, au moins 140 000 à Bordeaux, environ 60 000 à Marseille, plus de 115 000 à Rennes, 50 000 à Nancy, Montpellier et Angers, 45 000 à Metz et 40 000 à Perpignan et Strasbourg. À Bruxelles, en Belgique, on a compté environ 20 000 manifestants réunis sous le thême « Ensemble contre la haine ». 

Hier, 700 000 personnes ont défilé dans plusieurs villes de France pour rendre hommage aux victimes des attentats.

Une cinquantaine de chefs d'État et de dignitaires, avec à leur tête les survivants de l'attaque contre le magazine, ont pris part à la manifestation. Le président François Hollande s’est tenu bras dessus bras dessus avec la chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre britannique David Cameron, le premier ministre italien Matteo Renzi, et plusieurs autres élus venus du monde entier.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou ont marché à quelques mètres l’un de l’autre dans une rare démonstration de solidarité pour une cause commune.

Parmi les dirigeants étrangers qui avaient confirmé leur participation à cette manifestation internationale contre le terrorisme, notons le président ukrainien, Petro Porochenko. La Russi avait délégué son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Le Canada était représenté par son ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, et les États-Unis par leur ambassadrice en France, Jane Hartley.

Les chefs d'État et de gouvernements ont été reçus un par un à l'Élysée par le président Hollande en matinée. Les organisations juives de France ont aussi été reçues par le président, qui s'est rendu en fin de journée à la grande synagogue de Paris en compagnie du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.  « La liberté d'expression, la liberté de pensée, la liberté d'avoir la foi, de croire et le droit de ne pas croire, ce sont les valeurs sur lesquelles la France s'est construite », a déclaré le premier ministre israélien en ajoutant. « Notre ennemi commun, c'est l'islam radical, l'islam extrémiste. Pas l'islam normal, l'islam non extrémiste. »

Le président français était accompagné du premier ministre, Manuel Valls, du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve  étaient venus pour témoigner de leur émotion ainsi que l'archevêque de Paris et des responsables du culte musulman.

Le grand rabbin Haïm Korcia a salué une France qui « redevient le phare du monde ».

Un dispositif de sécurité exceptionnel avait été mis en place pour l'événement. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a conclu la journée en indiquant qu'aucun incident n'a été rapporté pendant et autour de la manifestation.

Au moins 2200 hommes et femmes avaient été mobilisés tout au long du cortège. Des tireurs d'élite étaient positionnés à des endroits stratégiques le long du parcours.

Le ministre Cazeneuve, a maintenu le plan Vigipirate à son niveau d'alerte le plus élevé. Les lieux jugés sensibles, tels que les gares, les représentations diplomatiques, les lieux de culte, les médias et les écoles, bénéficient toujours d'une protection renforcée.

Si la manifestation est une tradition bien ancrée dans la culture française, elle l'est moins dans celle des présidents de la République. François Hollande est le premier président français à descendre dans la rue depuis François Mitterrand, qui avait pris part à une manifestation en 1990 après la profanation du cimetière juif de Carpentras.

Bien que le président François Hollande ait fait des appels répétés à l'unité nationale cette semaine, le Front national (FN) n'a pas été formellement invité à se joindre à cette manifestation. Sa chef, Marine Pen, a donc demandé à ses partisans de se joindre à des rassemblements organisés à l'extérieur de la région parisienne. Elle devait participer à la manifestation organisée à Beaucaire, dans le département du Gard.

Appareils mobiles : Suivez nos journalistes sur le terrain au fil de quelques tweets. (Nouvelle fenêtre)

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !