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Assaut contre les Kouachi : la saisissante histoire de l'homme caché dans l'imprimerie

Les présumés auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo, les frères Chérif et Saïd Kouachi, ont été tués dans l'assaut donné par les unités d'élite de la police française, à Dammartin-en-Goële, à quelque 40 km au nord-est de Paris

Les présumés auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo, les frères Chérif et Saïd Kouachi, ont été tués dans l'assaut donné par les unités d'élite de la police française, à Dammartin-en-Goële, à quelque 40 km au nord-est de Paris

Photo : Getty Images / Getty Images/Dominique Faget

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À peine la tragédie française terminée qu'un héros est déjà né dans les réseaux sociaux et certains médias. C'est l'épopée du jeune homme réfugié malgré lui dans l'imprimerie investie par les frères Kouachi. Il y est resté pendant plusieurs heures et renseignait depuis sa cache les services de sécurité.

Un texte de Ahmed KouaouTwitterCourriel

On le disait d'abord otage, mais le graphiste de 26 ans, qui s'appelle Lilian, est en fait un employé de l'imprimerie. Ayant pris connaissance de la présence des frères Kouachi dans l'édifice, il s'est caché sous un évier, dans l'aire de restauration au deuxième étage. Les deux terroristes étaient juste au-dessous.

Certains témoignages affirmaient qu'il s'est dissimulé sous un carton, d'autres le voyaient dans une armoire. Quoi qu'il en soit, il est resté dans sa planque pendant plus de 10 heures, durant lesquelles il communiquait par texto avec les forces spéciales qui assiégeaient l'imprimerie.

Connaissant parfaitement les lieux, il leur a donné de précieuses informations sur l'emplacement et les intentions des dangereux fugitifs, dont il captait des bribes de discussions.

On connaît la suite : après d'infructueuses négociations, Saïd et Chérif Kouachi sortent de l'imprimerie et font feu sur les services de sécurité. Ils sont immédiatement éliminés par les nombreux tireurs d'élite postés dans les environs. L'assaut terminé, les forces de sécurité entreprennent rapidement de sauver leur indicateur insoupçonné.

Le jeune homme serait en bon état, mais souffrirait d'un choc nerveux. Il est pris en charge par une cellule psychologique.

L'intrépidité du graphiste est abondamment saluée sur les réseaux sociaux. En dépit des circonstances, l'hommage est parfois empreint d'humour, comme celui de cet internaute qui s'interroge sur la marque de son téléphone portable dont la batterie a visiblement une bonne endurance.

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