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Élan de solidarité pour permettre la survie de Charlie Hebdo

La page d'accueil du site Charlie Hebdo

La page d'accueil du site Charlie Hebdo

Photo : Charlie Hebdo

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une vague de solidarité mondiale s'est levée vendredi pour permettre à Charlie Hebdo de continuer de paraître malgré la disparition d'une grande partie de sa rédaction, tuée dans la fusillade qui a fait 12 morts mercredi à Paris.

L'hebdomadaire satirique, en difficulté financière avant le drame, a prévu d'être diffusé mercredi prochain à un million d'exemplaires,contre 50 000 habituellement, avec une pagination réduite de moitié, à l'image de sa rédaction décimée.

Les dessinateurs Cabu et Wolinski, figures historiques du journal, ainsi que Charb, directeur de la publication, et les caricaturistes Tignous et Honoré ont été tués, tout comme l'économiste Bernard Maris, membre du conseil général de la Banque de France et collaborateur de l'hebdomadaire.

Vendredi matin, la trentaine de journalistes et collaborateurs de Charlie Hebdo se sont installés dans les locaux du quotidien Libération, qui les avait déjà accueillis fin 2011 après un incendie criminel au siège de l'hebdomadaire.

Étaient notamment présents le dessinateur Luz et l'avocat de Charlie Hebdo, Richard Malka.

Selon ce dernier, les recettes du prochain numéro seront reversées aux familles des victimes, les distributeurs renonçant en outre à leur commission.

Sur le site internet du journal, un texte inscrit sur fond noir accompagné d'un dessin représentant une main brandissant un crayon annonce la sortie, le 14 janvier, du « Journal des survivants ».

« Parce que le crayon sera toujours au-dessus de la barbarie. Parce que la liberté est un droit universel. Parce que vous nous soutenez. Nous, Charlie, sortirons votre journal mercredi prochain! »

— Une citation de  Rédaction de Charlie Hebdo

Le premier ministre, Manuel Valls, s'est rendu à Libération vendredi matin avec la ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin.

« On veut anéantir une voix, une lumière, une image, des dessins. Ça, ce n'est pas possible et la plus forte des réponses est de dire "on continue" »

— Une citation de  Manuel Valls, premier ministre de la France qui s'est entretenu avec la rédaction de Charlie Hebdo

Le ministère de la Communication a débloqué une aide d'urgence d'un million d'euros pour permettre à l'hebdomadaire de continuer à paraître de façon pérenne.

Les groupes Radio France, Le Monde et France Télévisions ont proposé leur aide en mettant à disposition « l'ensemble de leurs moyens humains et matériels nécessaires pour que Charlie Hebdo continue à vivre », écrivent-ils dans un communiqué commun.

La Banque publique d'investissement s'est symboliquement engagée à prendre 50 abonnements à Charlie Hebdo.

La couverture du journal <em>Charlie Hebdo</em>, 7 janvier 2015.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La couverture du journal Charlie Hebdo, 7 janvier 2015.

Photo : Bertrand Guay/AFP/Getty Images

Des messages de solidarité et des contributions financières envoyés du monde entier

Le fonds Google pour l'innovation numérique de la presse a ainsi promis de dégager une enveloppe d'aide exceptionnelle, de l'ordre de 250 000 euros. Le journal britannique The Guardian a annoncé un don de 100 000 livres (128 000 euros).

Aux États-Unis, où l'attentat a provoqué une intense émotion, l'ancien gouverneur de Californie Arnold Schwarzegger s'est abonné à Charlie Hebdo.

« Je me tiens aux côtés des Français contre la terreur, et je veux faire passer un message, donc je m'abonne. Vous devriez faire la même chose », a écrit l'acteur sur son compte Twitter, reprenant le slogan adopté depuis la fusillade :"#JeSuisCharlie".

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