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Attentat contre Charlie Hebdo : les frères Kouachi tués 

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Des hélicoptères survolent la zone industrielle où se sont retranchés les frères Kouachi, les présumés auteurs des 12 meurtres de Charlie Hebdo.

Des hélicoptères survolent la zone industrielle où se sont retranchés les frères Kouachi, les présumés auteurs des 12 meurtres de Charlie Hebdo.

Photo : Pascal Rossignol / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les présumés auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo, les frères Chérif et Saïd Kouachi, ont été tués vendredi dans l'assaut donné par les unités d'élite de la police française, à Dammartin-en-Goële, à quelque 40 km au nord-est de Paris.

Le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) a donné l'assaut, après un siège de plus de cinq heures, contre l'imprimerie où les frères Kouachi s'étaient retranchés. 

Les deux frères sont sortis de l'imprimerie en tirant sur les membres des forces spéciales. Ils ont été immédiatement neutralisés par les tireurs d'élite. 

L'assaut a été donné presque au moment même où était menée l'opération contre la prise d'otages qui se déroulait à Paris. Le ravisseur, Amedy Coulibaly, qui était lié aux frères Kouachi, a également été tué. Il serait aussi le tireur de Montrouge qui a tué une policière de 20 ans, jeudi.

Membres d'Al-Qaïda au Yémen

La chaîne de télévision française BFM-TV a réussi à parler à Chérif Kouachi en appelant l'imprimerie dans laquelle il s'était retranché avec son frère. Celui-ci a dit appartenir à Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), la filiale de l'organisation au Yémen.

« J'ai été envoyé, moi, Chérif Kouachi, par Al-Qaïda au Yémen. Je suis parti là-bas, et c'est le cheikh Anouar Al-Awlaki qui m'a financé », a-t-il affirmé.

Il s'est défendu d'avoir tué des « civils » pendant les deux jours de cavale et a mis l'attaque contre Charlie Hebdo sur le compte de la vengeance. « On n'est pas des tueurs nous, on est des défenseurs du prophète [Mahomet]. On ne tue pas les femmes, on ne tue personne, nous. C'est vous qui tuez les enfants des musulmans en Irak, en Syrie, en Afghanistan [...] », a-t-il dit, avant de raccrocher abruptement.

Un membre d'Al-Qaïda au Yémen a déclaré dans une vidéo diffusée sur YouTube que l'attaque contre Charlie Hebdo était destinée à apprendre à ceux qui « ont insulté » le prophète Mohamet « les limites de la liberté d'expression ».  

Un autre responsable de l'organisation terroriste a menacé la France de nouvelles attaques. « Vous ne serez pas en sécurité tant que vous combattrez Allah, Son messager et les croyants », a lancé Harith Al-Nadhari à l'adresse des Français, selon une retranscription fournie par SITE, un centre de surveillance américain des sites islamistes.

Fin sanglante pour une cavale

Après une cavale de deux jours, les frères Kouachi ont été localisés dans la région de Seine-et-Marne. Un gendarme est même parvenu à tirer sur Saïd Kouachi, le blessant légèrement au cou.

Les frères Kouachi se sont alors retranchés dans l'entrepôt d'une imprimerie à Dammartin-en-Goële, où ils ont capturé le gérant pour ensuite le libérer. À partir de là, ce gérant informera les policiers de détails importants : les frères Kouachi se terrent au premier étage de l'imprimerie mais au deuxième étage, et à leur insu, un employé de l'imprimerie est caché sous un évier. 

Le ministère de l'Intérieur dit avoir « tenté d'établir un contact avec les forcenés », en laissant des messages sur les portables des frères Kouachi. Messages auxquels ces derniers n'ont jamais répondu, confirmera le procureur de la république à Paris, François Mollin, dans un point de presse donné en fin de journée vendredi.

« Je salue la maîtrise, la compétence et le sang-froid des forces de l'ordre [...] qui ont permis l'efficacité dans l'intervention », a dit le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avant de se rendre sur le terrain. 

Cinq proches des frères Kouachi sont toujours en garde à vue, a expliqué le procureur de Paris.

François Molins a expliqué que, considérant les liens allégués entre les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, « toutes les procédures seront jointes » pour la suite de l'enquête, qui s'attachera notamment à établir quelles sont les éventuelles complicités dont ils ont pu bénéficier.

« L'enquête va devoir s'attacher à déterminer le financement de ces actions criminelles, la provenance de ces armes, et toutes les instructions d'assistance dont ils auraient pu bénéficier aussi bien en France qu'à l'étranger et éventuellement aussi au Yémen, a-t-il expliqué. Elle va enfin s'attacher à déterminer la place exacte de ces actions criminelles dans le contexte des filières terroristes djihadistes qui sont actuellement en cours d'instruction ».

Pour consulter la carte sur votre mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Avec les informations de Agence France-Presse, RTL, et Reuters

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