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Les taux d'occupation dans les urgences de la région explosent

Une salle d'urgence (archives)

Une salle d'urgence (archives)

Radio-Canada

Les salles d'urgence de la région débordent et encore cette année, le recours aux agences privées a été nécessaire pendant la période des Fêtes.

Traditionnellement, la fin et le début de l'année sont des périodes critiques dans les milieux hospitaliers.

Aux urgences de Gatineau, les équipes de soins n'ont pas été trop occupées à Noël, mais à partir du jour de l'An, les victimes de la vague de grippe saisonnière ont commencé à affluer.

Depuis plusieurs semaines, les taux d'occupation des lits dépassent la norme des 100 %. Les hôpitaux de Hull et de Gatineau affichent respectivement un taux d'occupation de 143 % et de 148 %, celui de Wakefield, un taux de 250 % et celui de Papineau, de 200 %.

Afin de faire face à la situation, beaucoup d'employés ont dû faire des heures supplémentaires obligatoires.

Arriver à zéro main-d'œuvre indépendante? Et bien notre personnel va arriver à bout de souffle.

Une citation de Lyne Plante, Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CSSS de Gatineau

Au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Gatineau, la décision a été prise de faire aussi appel aux agences privées.

« On a encore besoin, parfois, de la main-d'œuvre indépendante pour essayer de donner un deuxième souffle à notre personnel, qui est quand même épuisé », souligne la présidente du Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CSSS de Gatineau, Lyne Plante.

Des problèmes de coûts et de rétention

Pourtant en avril dernier, la direction avait affirmé qu'elle entendait éliminer complètement le recours aux infirmières privées d'ici un an.

Le plan de réduction, qui a été mis en place l'année dernière, a déjà permis d'économiser 8 millions de dollars.

La direction du CSSS et le syndicat s'entendent pour dire que les agences privées coûtent trop cher. Le salaire horaire de ce type de main-d'œuvre serait le double de celui du personnel du centre.

Est-ce que c'est réaliste? Oui, mais pas à court terme. Il faut se donner des échéanciers prolongés.

Une citation de Lyne Plante, Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CSSS de Gatineau

Mme Plante ne pense pas, cependant, qu'il serait réaliste de totalement supprimer, à court ou moyen terme, le recours aux agences.

« Si on met notre personnel à risque, à faire du temps supplémentaire obligatoire deux ou trois fois semaine, on ferait peut-être mieux d'avoir un peu de main-d'œuvre indépendante que le taux soit un petit peu plus élevé pour laisser respirer le personnel, qui est à bout de souffle », fait valoir Mme Plante.

Selon elle, si la direction du CSSS de Gatineau ne revoit pas son échéancier, les conditions de travail risquent de se dégrader dans les hôpitaux de la région.

Cela pourrait avoir comme conséquence d'inciter le personnel soignant à aller offrir ses services dans des régions connaissant une pénurie, mais proposant un cadre de travail moins épuisant.

D'après un reportage de Marie-Lou St-Onge

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