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Mort de Gilbert Finn : les hommages pleuvent pour un bâtisseur de l'Acadie moderne

Radio-Canada

Plusieurs personnalités rendent hommage au Néo-Brunswickois Gilbert Finn en soulignant son apport à la société acadienne.

M. Finn est décédé mercredi soir à l'âge de 94 ans. Au cours de sa vie, il a dirigé la société d'assurance Assomption Vie, il a milité dans l'Ordre de Jacques-Cartier, une société secrète vouée à l'avancement du fait français et connue sous le nom de « la Patente », il a été recteur de l'Université de Moncton et lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.

Les gens pourront rendre hommage à Gilbert Finn à la maison funéraire Chartersville, 363, rue Amirault, à Dieppe. Les heures de visite sont les suivantes: samedi de 14 h à 16 h et de 19 h à 21 h, et dimanche de 14 h à 16 h et de 19 h à 21 h. Les obsèques seront célébrées lundi à 11 h en l'église Saint-Anselme, 1014, rue Amirault, à Dieppe.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, a souligné l'impact de cet homme sur la communauté acadienne.

C'est quelqu'un qui a fait tellement pour la communauté [...] On est certainement triste de voir qu'il est passé, mais il faut aussi se rappeler de toutes les bonnes choses qu'il a faites. C'est aussi un moment de célébrer sa vie.

Brian Gallant, premier ministre du Nouveau-Brunswick

René Légère, président de la Société nationale de l'Acadie, est attristé par la mort de Gilbert Finn. Pour lui, c'est un grand bâtisseur de l'Acadie moderne qui vient de s'éteindre. « Il est, à mon avis, le dernier de cette génération-là, qui ont construit une Acadie moderne, qui ont beaucoup misé sur l'éducation et le développement économique de l'Acadie. »

L'ex-lieutenant-gouverneur Herménégilde Chiasson rappelle les réalisations de Gilbert Finn

Jeanne d'Arc Gaudet, présidente de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, se souvient surtout de l'homme engagé.

C'est sûr que c'est toujours triste, mais c'est un homme de conviction qu'on a vu, qui a fait énormément. Ç'a été un modèle, je dirais, pour les gens de notre génération.

Jeanne d'Arc Gaudet, présidente de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick

Benoit Duguay, qui a été notamment journaliste à Radio-Canada, a bien connu Gilbert Finn. « Quand j'ai appris la nouvelle ce matin, il y a une expression qui m'est venue tout de suite en tête. C'était un grand monsieur de l'Acadie, un lutteur, un bâtisseur, parce que c'était à la fois un grand leader actif public et ce qu'on appelle une éminence grise », souligne M. Duguay.

L'écrivain et historien Robert Pichette a souvent croisé Gilbert Finn.

Évidemment, il a eu une vie plus que bien remplie. C'était un géant parmi une génération de géants. Ce n'est pas peu dire. Ces gens-là ont été de vrais patriotes acadiens qui ont fonctionné avec intelligence et avec un sens de l'efficacité, un sens pratique des choses.

Robert Pichette, écrivain et historien

Gilbert Finn était de tous les combats pour l'avancement de l'Acadie, se souvient Louise Imbeault, ancienne directrice générale de Radio-Canada Acadie.

« On peut dire de M. Finn qu'il a bien mérité de la patrie et qu'il a bien mérité le repos qu'il a maintenant. J'aimerais aussi offrir mes condoléances à sa famille parce qu'on ne l'a pas dit aux nouvelles, mais M. Finn était aussi père d'une famille nombreuse. Je pense que c'est de cette façon-là qu'il a géré les différents dossiers, c'est-à-dire en père de famille soucieux du bien-être dans ce cas ici de l'ensemble de l'Acadie », explique Louise Imbeault.

Assemblée législative du Nouveau-BrunswickLes drapeaux sont mis en berne devant l'édifice de l'Assemblée législative, à Fredericton, en l'honneur de Gilbert Finn. Photo : Michel Corriveau/Radio-Canada

Marie-Linda Lord, vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales de l'Université de Moncton, parle de Gilbert Finn comme d'un défenseur infatigable de l'Acadie.

« On se rappellera lorsque le gouvernement Graham avait aboli la régie francophone Beauséjour, qui avait l'Hôpital Georges-Dumont et évidemment Stella-Maris, il avait été à la tête du conseil d'administration de l'Hôpital Georges-Dumont pendant des années. Donc, il s'est engagé immédiatement. Il était évidemment déjà dans la quatre-vingtaine très avancée. Il assistait aux réunions. Il participait. Il mettait son grain de sel très convaincu. Pour nous, c'était un appui très important », indique Marie-Linda Lord.

Le maire de Moncton, George LeBlanc, a vite réagi par l'entremise du média social Twitter.

Société