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Retour sur 10 attaques contre la presse française

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'attentat contre Charlie Hebdo au coeur de Paris a semé la consternation dans la population et a secoué le monde des médias. Mais ce n'est malheureusement pas la première fois que des médias français sont pris pour cible.

Au fil des ans, des groupes d'extrême droite et d'extrême gauche ont semé l'émoi à plusieurs reprises, causant des dommages matériels importants aux locaux de journaux et de chaînes de télévision. Jusqu'à maintenant, cependant, on n'avait jamais eu à déplorer de décès.

Retour sur 10 événements marquants des dernières années.


18 NOVEMBRE 2013, LIBÉRATION

Un assistant photographe est blessé par un homme armé d'un fusil qui fait feu dans le hall d'entrée du journal Libération, dans le 3e arrondissement de Paris. Deux jours plus tôt, le tireur, Abdelhakim Dekhar, avait déjà fait irruption dans le hall de BFM TV, une chaîne d'information en continu, menaçant les journalistes et tirant dans le vide avant de prendre la fuite. Photo : Kenzo Tribouillard/AFP.


1ER NOVEMBRE 2011, CHARLIE HEBDO

Dans la nuit du 1er au 2 novembre, un incendie d'origine criminelle ravage les locaux de Charlie Hebdo, à Paris, le jour où le journal satirique publie une édition rebaptisée « Charia Hebdo », avec le prophète Mahomet comme rédacteur en chef. Le site Internet du journal est piraté : une photographie d'une mosquée et un verset du Coran apparaissent sur la page d'accueil avec l'inscription « No God but Allah » (Pas d'autre Dieu qu'Allah). Photo : Alexander Klein/AFP.


29 OCTOBRE 2004, L'HUMANITÉ

Le siège du quotidien communiste L'Humanité, à Saint-Denis, en banlieue de Paris, est endommagé par un incendie. Deux jours plus tard, le journal reçoit une lettre de menaces signée d'une croix gammée, faisant le lien entre l'incendie et la dénonciation par le quotidien de la profanation de tombes juives en Alsace. La lettre promettait l'utilisation de « méthodes plus radicales » si le journal ne présentait pas d'excuses. En novembre et décembre, il y a trois débuts d'incendie dans les locaux et la rédaction reçoit des lettres de menace à caractère raciste.


2004, LE MONDE

Un homme se présente avec un fusil à canon scié au siège du journal Le Monde, à Paris, et met en joue une hôtesse à l'accueil. Il finit par lâcher son arme après une discussion avec le secrétaire général de la rédaction, Olivier Biffaud, et le directeur de la rédaction, Edwy Plenel. Le 29 avril 1979, le journal avait déjà été visé par un attentat revendiqué par la Ligue des combattants français contre l'occupation juive, liée à l'extrême droite. Photo : Pascal Guyot/AFP/Getty Images.


26 JANVIER 1991, LIBÉRATION

Une bombe explose devant les locaux du journal Libération, blessant trois personnes. Un tract laissé sur place lie l'attaque à la couverture de la guerre du Golfe par le journal.


OCTOBRE 1989, LE CHOC DU MOIS

Une explosion de faible puissance endommage l'entrée des locaux du mensuel politique d'extrême droite, rue Jean-Jacques Rousseau, à Paris.


31 JUILLET 1988, GLOBE

L'explosion d'une bombe artisanale et l'incendie qui s'en suit dévastent les locaux du magazine de gauche Globe, rue Richer, à Paris. Un pompier est blessé en luttant contre l'incendie.


JANVIER 1987, JEUNE AFRIQUE

Un attentat à l'explosif fait des dégâts légers dans les locaux de Jeune Afrique, avenue des Ternes, à Paris. L'hebdomadaire avait déjà été visé, en 1986, par une attaque revendiquée par le club d'extrême droite Charles Martel.


14 OCTOBRE 1985, ANTENNE 2 ET RADIO FRANCE

L'organisation anarcho-communiste Action directe revendique deux attentats le même jour : une bombe contre la Maison de la Radio et un colis piégé contre les locaux d'Antenne 2, une chaîne de télévision de service public. Les dégâts matériels sont nombreux, mais personne n'est blessé, le personnel ayant été prévenu par un appel anonyme. Le groupe aurait ainsi voulu protester contre la présence du chef du Front national, Jean-Marie Le Pen, invité par ces médias.


13 AVRIL 1985, MINUTE

L'hebdomadaire d'extrême droite Minute est l'objet d'un attentat revendiqué par le groupe Action Directe. L'explosion fait d'importants dommages matériels, mais pas de victimes. Minute avait déjà été visé par des attentats à l'engin explosif et à la voiture piégée en 1971, 1974 et 1975 et 1982.

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