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Le vaccin canadien contre l'Ebola serait sécuritaire, selon les scientifiques d'Halifax

Une femme de 39 ans recevant une dose du vaccin expérimental contre l’Ebola
Une femme de 39 ans recevant une dose du vaccin expérimental contre l’Ebola Photo: AP
Radio-Canada

Les scientifiques du Centre de santé IWK d'Halifax, responsables des essais cliniques du vaccin canadien contre le virus de l'Ebola, estiment que la dose utilisée pour le vaccin est sécuritaire.

Quarante volontaires ont reçu une dose du vaccin expérimental en novembre et en décembre. Jusqu'à présent, aucun effet secondaire inquiétant ne s'est manifesté selon le porte-parole du IWK, Ben Maycock.

Une seule patiente a rapporté avoir développé des symptômes similaires à ceux signalés par les volontaires suisses. La jeune femme de 22 ans, Emily Sollows, a ressenti des douleurs musculaires et articulaires, ainsi que des frissons et de la fièvre. Ses symptômes sont toutefois disparus après quelques jours.

Les essais cliniques vont se poursuivre comme prévu. La prochaine étape sera de déterminer si le vaccin est efficace, c'est-à-dire s'il entraîne une réaction immunitaire chez la personne inoculée. Selon Ben Maycock, cette information devrait être disponible d'ici un mois.

Toutefois, devant l'urgence de la situation, les médecins n'attendront pas ces résultats pour commencer le processus de vaccination expérimental en Afrique. Selon un porte-parole de l'Organisation mondiale de la Santé, Daniel Epstein, les résultats concluants concernant l'innocuité du vaccin vont accélérer le processus et les tests cliniques vont commencer très prochainement en Afrique subsaharienne.

« Tous ces gens qui font des tests, des essais cliniques [à travers le monde] collaborent, mettent toutes ces informations ensemble. Alors, nous avons beaucoup d'informations, explique Daniel Epstein. Tout va beaucoup, beaucoup plus vite qu'en temps normal [...] mais nous n'allons pas passer à l'étape suivante avant d'être assurés que le vaccin est sécuritaire. »

Il reste toutefois encore beaucoup détails et de défis logistiques avant que le vaccin soit administré aux populations à risque, admet Daniel Epstein. Même si la situation est grave, il croit qu'il ne sera pas possible de trouver une façon de fabriquer et de distribuer le vaccin à grande échelle à temps pour arrêter l'épidémie actuelle.

Des essais cliniques du même vaccin sont en cours au Gabon, et une étude a commencé au Kenya en décembre selon l'Organisation mondiale de la santé. Les autres essais cliniques se déroulent aux États-Unis, en Suisse et en Allemagne.

L'essai clinique de l'IWK est le seul qui se déroule au Canada.

La Suisse reprend son étude clinique

L'étude clinique menée sur le vaccin canadien contre le virus de l'Ebola a repris après une interruption de quelques semaines, à la suite d'effets secondaires inattendus.

La Dre Angela Huttner a indiqué mardi que son équipe avait recommencé cette semaine à vacciner de nouveaux volontaires, après une suspension de plusieurs semaines pour mener une enquête.

L'étude clinique avait été interrompue temporairement à la mi-décembre lorsque plusieurs volontaires ont signalé des douleurs articulaires aux doigts et aux orteils environ deux semaines après la vaccination. La dose utilisée était toutefois trois fois plus élevée que la dose reçue par les volontaires à Halifax.

L'enquête a depuis confirmé que ces douleurs articulaires étaient des effets secondaires du vaccin, et la dose a depuis été réduite pour en tenir compte, a indiqué la Dre Huttner.

Les essais cliniques, menés dans les centres hospitaliers universitaires de Genève, doivent compléter leur cohorte de volontaires d'ici la fin du mois de janvier.

Un autre vaccin développé aux États-Unis est également en cours d'essais cliniques.

Acadie

Santé publique