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Retraite du père de l'unilinguisme anglophone à Sault-Sainte-Marie

Le drapeau franco-ontarien flotte au sommet du Monument de la francophonie, à Hawkesbury. (28-11-14)

Le drapeau franco-ontarien flotte au sommet du Monument de la francophonie, à Hawkesbury. (28-11-14)

Photo : Denis-Babin / SRC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Celui qui a été tour à tour conseiller municipal, maire, puis directeur général de la Ville de Sault-Sainte-Marie, et qui est passé à l'histoire pour l'adoption d'un règlement interdisant l'usage du français dans l'appareil municipal, prend sa retraite. Après 35 ans de services, Joe Fratesi quittera ses fonctions en avril.

Joe Fratesi ne regrette cependant rien, ou très peu, des événements de 1990 qui ont forgé sa réputation, mais il confie cependant qu'il se demande parfois s'il aurait agi différemment. À l'époque, le maire de la ville de 75 000 habitants avait fait adopter un règlement pour que toutes les affaires de Sault-Sainte-Marie ne soient conduites qu'en anglais.

« C'était le reflet de la démographie et de ce qui se faisait à l'époque à Sault-Sainte-Marie », estime l'ancien maire.

Il s'agissait cependant d'un geste d'éclat en pleines négociations de l'accord du lac Meech et moins de quatre ans après l'adoption de la Loi sur les services en français de l'Ontario. Si les premiers ministres de l'époque, Brian Mulroney et Bob Rae, l'évitaient, les résidents de Sault-Sainte-Marie l'ont cependant réélu l'année suivante.

Page d'histoire à oublier pour les francophones

La communauté francophone de Sault-Sainte-Marie reste blessée par les gestes de Joe Fratesi.

Joe Fratesi était un dictateur.

Le résident Max Illand

Max Illand a longtemps milité contre le règlement. « Les gens en parlent encore aujourd'hui », souligne-t-il.

Maintenant que Joe Fratesi prend sa retraite, plusieurs francophones espèrent tourner la page sur cet épisode douloureux.

L'ex-maire John Roswell avait présenté des excuses à tous les francophones du Canada en 2010, 20 ans jour pour jour après l'adoption du règlement.

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