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Avortement au N.-B. : un accès facilité, mais pas plus de ressources

Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec
Le ministre de la Santé Gaétan Barrette entend imposer un nombre minimal de patients aux médecins du Québec. Une annonce qui prend par surprise Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec

Les médecins de famille ne veulent pas de quota de patient

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Malgré la nouvelle réglementation concernant les avortements au Nouveau-Brunswick, il n'y aura pas plus de services offerts dans la province.

Le Réseau Vitalité ne prévoit pas, du moins pour l'instant, augmententer la capacité du réseau à offrir le service. Dans la province, deux hôpitaux pratiquent des interruptions de grossesse.  

« Pour le moment, nous allons maintenir quand même le niveau de service que l'on a présentement, avec nos infrastructures et nos ressources humaines », explique Luc Foulem, porte-parole du Réseau de santé Vitalité.

À ce moment, on juge que nos installations, nos infrastructures et notre capacité sont capables d'aborder la demande qui est en place. 

Une citation de :Luc Foulem, porte-parole du Réseau de santé Vitalité

Le Réseau soutient toutefois qu'il va réévaluer la situation au cours des prochains mois et que si la demande augmente, l'offre de service sera adaptée. 

Un accès facilité

Depuis le 1er janvier, les femmes n'ont plus à obtenir l'approbation de deux médecins pour subir un avortement et elles n'ont plus à consulter leur médecin de famille.

Désormais, le premier contact se fait dans une clinique de planification familiale, où elles rencontrent une infirmière gestionnaire.

Les patientes rencontrent également un psychologue ou un travailleur social. Cette démarche, selon Vitalité, vise à s'assurer que la patiente est bien consciente des enjeux et des répercussions d'une telle procédure. Le réseau précise qu'il ne s'agit pas d'une démarche obligatoire, même si elle est fortement recommandée, et qu'une patiente ayant pris sa décision peut aller de l'avant sans ces rencontres.

Les femmes sont ensuite dirigées vers les médecins qui pratiquent des avortements. 

L'ensemble de cette démarche devrait prendre, selon le Réseau de santé Vitalité, de deux à trois semaines.

C'est tout simplement notre processus que nous, on a identifié comme étant le meilleur pour la patiente.

Une citation de :Luc Foulem, porte-parole du Réseau de santé Vitalité

Un service à mettre en place dans le Réseau de santé Horizon

Le Réseau de santé Horizon n'a pas encore dévoilé quels services seront offerts dans ses hôpitaux. Le Réseau affirme qu'il dévoilera les détails d'ici quelques jours, et le ministère de la Santé confirme qu'un plan a été soumis afin d'offrir des services d'avortement.

La réorganisation est plus longue, du côté du Réseau, parce que le service n'était plus offert depuis quelques années, soit depuis que Fredericton a cessé de pratiquer des interruptions de grossesse.  

Madeleine Arseneault, du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick, attend avec impatience la position du Réseau de santé Horizon.

Elle soutient que l'organisme était heureux d'apprendre que les deux points de service actuels allaient être maintenus, mais que le Regroupement veut connaître les plans du Réseau avant de crier victoire.

« À ce moment-là, on aura un portrait plus complet, plus global en ce qui à trait à l'accessibilité à l'avortement [...] C'est certain qu'on est content de savoir que les points de Moncton et Bathurst seront toujours là, qu'ils seront fonctionnels et qu'en plus de tout ça, l'accessibilité sera mieux en raison du Règlement 84-20 » explique-t-elle.

Pour elle, l'accès est déjà amélioré avec l'abolition du règlement qui obligeait les femmes à obtenir l'approbation de deux médecins avant d'avoir un avortement. Elle souhaite maintenant que l'offre de service soit améliorée partout en province.

Madeleine Arseneault, du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick, attend de connaître les plans du Réseau Horizon avant de se prononcer définitivement

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