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Déneigement à Montréal : la Ville rassurante, les cols bleus critiques

Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Harout Chitilian, a voulu se faire rassurant quant aux opérations d'épandage d'abrasifs.

Radio-Canada

Alors que des cols bleus de certains arrondissements dénoncent les ratés des opérations de déglaçage à la suite du verglas qui s'est abattu sur la métropole au cours du week-end, l'administration Coderre affirme que tout se déroule normalement.

Harout Chitilian, le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, a été rassurant lors de son point de presse. Selon lui, les opérations de déneigement et d'épandage d'abrasifs se déroulent normalement.

Ville-Marie en est à son troisième épandage, alors que d'autres arrondissements en sont à leur deuxième depuis la fin de semaine, a souligné M. Chitilian. Il a d'ailleurs fait savoir que des ajustements ont été effectués pour changer la composante des abrasifs afin de les rendre plus efficaces.

Les ressources nécessaires sont disponibles dans les 19 arrondissements, a-t-il précisé, en réfutant les informations selon lesquelles certaines administrations manquaient d'argent. Cela est impossible en début d'année financière et « tous les arrondissements ont les budgets disponibles pour répondre aux besoins des Montréalais », a-t-il déclaré.

Cela étant dit, Harout Chitilian reconnaît que la Ville doit s'adapter aux changements climatiques et trouver les moyens de remédier à ce genre de situation. « La Ville doit s'adapter. Les changements de 20 degrés ne seront plus l'exception, mais la norme », a-t-il mentionné.

La Ville dit s'inquiéter des itinérants

Harout Chitilian a insisté par ailleurs sur le travail fait par son administration pour d'inciter les itinérants à aller dans les refuges en temps de froid intense. Une équipe spécialisée ainsi que des policiers du SPVM effectuent des navettes à cet effet. D'après lui, aucun établissement d'accueil ne refuse les itinérants.

Moyens limités, selon les cols bleus

Le président du syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, Michel Parent

Le pésident du syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, Michel Parent

Photo : Radio-Canada

Plus tôt dans la journée, le président du syndicat des cols bleus regroupés, Michel Parent, a déploré que certains arrondissements aient choisi de ne pas appeler les cols bleus, dimanche dernier, pour déblayer les rues avant que le froid ne s'installe et que la neige et la pluie ne se transforment en un manteau de glace.

« Il y a un staff minimum qui travaille la fin de semaine », explique M. Parent, en ajoutant que les arrondissements auraient dû procéder à « un appel général des cols bleus - en temps supplémentaire - pour, minimalement, déblayer et, aussitôt que la pluie a commencé, faire de l'épandage d'abrasif ». Le chef syndical note que l'épandage d'abrasifs a été fait « minimalement dans certains arrondissements » et « très tardivement » dans d'autres.

Je sais que dans Côte-des-Neiges et dans le Sud-Ouest, on a été jusqu'à [offrir] le service en deçà de ce que le conseil des services essentiels exige lors d'une grève.

Michel Parent

Certains arrondissements déplorent de ne plus avoir les moyens de déneiger les rues convenablement en raison des compressions budgétaires imposées par la Ville centre. M. Parent soutient que ces arrondissements devraient le faire savoir aux citoyens pour qu'ils dénoncent la situation auprès des autorités concernées.

« Le message, je ne l'envoie pas [au maire] Coderre, a ajouté M. Parent. Coderre ne l'écoutera pas de toute façon. Le citoyen, par contre, qui paie ses taxes, il est en droit de s'attendre à avoir des services. »

M. Parent rappelle que la Ville a intenté un recours collectif contre les cols bleus parce qu'ils n'ont pas rendu le service attendu un jour de grève au cours duquel il y a eu du verglas.

Est-ce que les citoyens vont intenter un recours collectif parce que la Ville n'a pas rendu les services?

Michel Parent

Les paroles s'envolent

M. Parent a regretté que le maire de Montréal, Denis Coderre, n'ait pas suivi ses bonnes résolutions en matière de déneigement. M. Coderre avait promis que le déneigement de toutes les rues de la ville s'effectuerait uniformément et que le service serait rendu prestement.

Le syndicat des cols bleus de Montréal dénonce la qualité du déneigement des rues de la ville.

Le syndicat des cols bleus de Montréal dénonce la qualité du déneigement des rues de la Ville.

Photo : Radio-Canada

« Le maire Coderre est quelqu'un qui parle beaucoup, mais à ce jour - dans ce dossier du moins - il n'a pas agi beaucoup, a dit M. Parent. C'est un très grand orateur, mais il n'y a absolument rien qui a changé dans le déneigement depuis l'arrivée de M. Coderre. »

« On a un choix à faire, poursuit-il. On paie des taxes pour avoir des services. [...] On veut que les rues soient déneigées quand c'est le temps. »

On gère strictement des finances et n'offre plus de services.

Michel Parent

M. Parent a soutenu que la situation ne change rien pour les cols bleus, qu'il qualifie d'exécutants qui seront payés pour leur semaine de travail, peu importe le travail effectué. Il a toutefois souligné qu'il faut espérer que la prochaine tempête survienne un jour de semaine afin que les effectifs réguliers soient en poste pour déneiger les rues de la ville.

Société