•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mort de Betty Siwicki : son fils libéré sous caution 

Accusé après avoir laissé mourir sa mère : reportage de Bouchra Ouatik
Radio-Canada

Ron Siwicki, accusé d'avoir laissé mourir sa mère Bertty au sol en décembre à Winnipeg, a été libéré sous caution lundi après-midi au palais de justice de Winnipeg.

Le Winnipégois de 62 ans a été arrêté le 17 décembre après avoir été accuséde négligence criminelle entraînant la mort en laissant agoniser sa mère âgée de 90 ans sur le sol de leur maison du quartier de Garden City pendant cinq jours jusqu'à ce qu'elle meurt. Selon la police, Mme Siwicki se serait blesée en tombant au sol et ne pouvait pas se relever. M. Siwicki, un guitariste bien connu à Winnipeg, n'aurait pas appelé les secours.

Les avocats de l'accusé ont déclaré à CBC que Betty ne souhaitait pas continuer à vivre et ne voulait pas que son fils appelle à l'aide. Selon eux, Ron Siwicki l'a enveloppée dans une couverture et l'a nourrie avec des boissons nutritives. Elle est morte cinq jours plus tard.

Directrice générale de l'organisme Dignity Canada, Wanda Morris estime que l'histoire des Siwicki est triste et montre qu'il est nécessaire d'entourer les familles qui se retrouvent dans des situations similaires, avec des proches qui refusent des soins médicaux.

« Soins est un terme générique; le message que j'aimerais faire passer aux familles est qu'il est toujours possible de refuser un traitement », explique Wanda Morris. « Si Mme Siwicki ne voulait pas aller à l'hôpital, c'est son droit le plus strict. Elle refusait de se faire opérer, c'est aussi son droit. Mais elle aurait pu bénéficier de soins de confort et à mon avis, aurait pu mourir d'une manière plus apaisante. »

Mme Morris évoque que la dame n'aurait pas eu à quitter sa maison et aurait pu mourir dans un lit, avec de la morphine pour aider à contrôler la douleur par exemple.

Manitoba

Justice