•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Problèmes d'apprentissage : payer cher pour aider son enfant dans sa scolarité

Le jeune Florent et sa mère, Catherine Baril

Le jeune Florent et sa mère, Catherine Baril

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs parents dont les enfants ont des problèmes d'apprentissage doivent débourser des montants importants en thérapies diverses pour s'assurer qu'ils puissent réussir leur année scolaire, et ce, sans aide du ministère de l'Éducation.

D'après un reportage de Michel RochonTwitterCourriel

C'est le cas des parents du jeune Florent, 8 ans, qui souffre de dyslexie, de dysorthographie et de trouble du traitement auditif. L'aide nécessitée par Florent leur coûte 900 $ par mois.

La mère de Florent, Catherine Baril, estime que cette dépense devrait être prise en charge par l'école.

« Ça me crève le coeur de voir qu'on n'a pas les moyens au public. Et puis que les parents n'en ont pas, de moyens pour aider ces enfants-là. Ils ont de la difficulté toute leur scolarité. Et puis après ça, on se demande pourquoi on a autant de décrocheurs au Québec. »

— Une citation de  Catherine Baril

« On a besoin d'aide, on a besoin de support, on a besoin d'argent dans nos écoles. Et d'intégrer toutes sortes d'enfants dans nos classes avec toutes sortes de difficultés, sans que les enseignants soient formés, ce n'est pas réaliste, ce n'est pas aidant, ça ne fera pas une société gagnante plus tard », dit-elle.

Santé et éducation : deux mondes

Florent fait du biofeedbackAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Florent fait du biofeedback avec la neuropsychologue Johanne Lévesque.

Photo : Michel Rochon

Pour l'aider dans ses difficultés à lire et à écrire, Florent doit utiliser des logiciels qui transforment les mots écrits en mots parlés. Pour son trouble de traitement auditif, il suit de plus un programme d'orthophonie à l'Institut Raymond-Dewar, un centre de réadaptation en surdité et communication.

Et comme cette thérapie ne traite pas la dyslexie et la dysorthographie, la famille a inscrit Florent à un programme de neurofeedback, où il apprend à maîtriser ses ondes cérébrales.

Cette multiplication de traitements visant à aider les enfants en difficulté d'apprentissage est déplorée par certains intervenants.

« [Voici] la façon dont le système est fait : on a un système de santé et un système d'éducation. Et puis des fois, l'arrimage est un peu difficile. Nous, la dyslexie, ça ne fait pas partie de notre mandat. Moi, j'aimerais beaucoup travailler ça avec Florent. Si j'avais quelque chose à travailler, je commencerais par ça », affirme Ève-Julie Rioux, orthophoniste à l'Institut Raymond-Dewar.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !