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Un alpiniste meurt à Sainte-Rose-du-Nord

Un alpiniste est mort en escaladant cette paroi rocheuse, près de Sainte-Rose-du-Nord.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un alpiniste est mort après avoir fait une chute de 60 mètres près de Sainte-Rose-du-Nord, dimanche après-midi. 

La victime est Dominique Morin, 31 ans, de l'arrondissement de Chicoutimi. Il était président du Club de montagne duo de Saguenay et avait accumulé plusieurs heures d'expérience dans la pratique de l'escalade.

L'accident s'est produit au kilomètre 46 de la route 172, où l'alpiniste escaladait une paroi glacée avec un autre homme.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jean Tremblay, précise que les policiers ont reçu un appel les informant de l'accident vers 15 h. Il explique qu'un bloc de glace s'est détaché.

« Il semblerait qu'un des deux ait été atteint par un bloc de glace, et ç'a occasionné la chute de l'autre alpiniste », dit-il. 

Dominique Morin a été écrasé par le bloc de glace. L'ami qui l'accompagnait, Jeff Goulet, n'a pas subi de blessures physiques.

Une ascension en deux étapes

Selon le formateur en escalade de glace François Carrier, qui a grimpé à quelques reprises avec Dominique Morin, l'alpiniste était prudent.

La paroi où a eu lieu l'accident est appelée le Petit Prince par les initiés. Elle est gravie en deux étapes.

La première montée de 60 mètres est plus escarpée. Les grimpeurs construisent ensuite un relai pour s'ancrer plus solidement.

« On va se prendre après des arbres et faire un relai plus costaud, indique François Carrier. Était-il à la construction du relai quand c'est arrivé? Je ne peux pas vous le dire. »

Le formateur souligne aussi que le redoux, la pluie et la fonte de neige qu'on a connus durant la période de Noël peuvent avoir un effet sur une paroi de glace.

« Souvent, il va y avoir une fonte de neige et l'eau va s'évacuer entre la paroi rocheuse et la glace et il risque d'y avoir un décollement », souligne M. Carrier.

Ces décollements sont d'ailleurs la hantise des grimpeurs sur glace, un peu comme les avalanches, puisqu'ils font partie de l'imprévisible.

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