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Les véhicules électriques de plus en plus nombreux au Québec et en Ontario

Un conducteur en train de brancher sa voiture électrique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le nombre de véhicules électriques sur les routes du Québec et de l'Ontario a doublé entre 2013 et 2014. Certains propriétaires de ce type de véhicules déplorent cependant que le réseau de bornes de recharge rapide ne croisse pas aussi rapidement.

En date du 30 novembre 2014, la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) dénombrait 5082 véhicules entièrement électriques au Québec. En mars de la même année, soit neuf mois plus tôt, il y avait 2835 Québécois possédant une telle voiture.

Le ministère des Transports de l'Ontario rapportait pour sa part avoir immatriculé 3429 véhicules électriques au 1er décembre 2014. C'est presque deux fois plus qu'en 2013 où il y en avait eu 1819.

Dans la région de la capitale nationale, on estime qu'il y aurait entre 400 et 500 propriétaires de véhicules électriques. La SAAQ en a dénombré 120 à Gatineau et Hydro Ottawa avance le chiffre de 300 pour Ottawa.

La SAAQ définit un véhicule électrique comme une voiture « hybride rechargeable ou tout électrique immatriculée comme véhicule de promenade, autobus ou véhicule commercial d'une masse nette de moins de 3000 kg ».

« Du point de vue conduite, on ne peut pas le décrire, il faut le faire. Et quand on a conduit une voiture électrique, on a énormément de mal à revenir à une voiture classique », explique Gérard Gavrel qui est un ingénieur électrique à la retraite.

Gérard Gavrel à côté de sa voiture électrique.

Gérard Gavrel à côté de sa voiture électrique.

Photo : Radio-Canada

Au-delà des bienfaits pour l'environnement, les conducteurs de voitures électriques sont souvent séduits par les économies qu'ils réalisent, même si ce type de véhicule coûte plus cher à l'achat.

Une personne qui parcourt 20 000 km par année payera 1400 $ par année en essence avec une Nissan Altima 2014, alors qu'un propriétaire de Nissan Leaf 2014 déboursera 560 $ pour l'énergie consommée.

Manque de bornes

Selon CAA, il y a au moins 45 bornes de recharge publiques pour les véhicules électriques à Ottawa et Gatineau. Il ne s'agit que d'un total partiel, puisque certaines bornes privées, par exemple dans des résidences, ne sont pas répertoriées.

Quand M. Gavrel a acheté une voiture électrique Tesla il y a quelques mois, il a rapidement constaté que si le réseau de bornes recharge était bien développé pour les trajets dans les zones urbaines, il en était autrement quand venait le temps de faire de longues distances.

« On se retrouve dans les villes, il n'y a pas de problèmes pour trouver des bornes électriques. Maintenant [...] c'est entre les villes où souvent il n'y a pas assez de stations », souligne M. Gravel.

Une borne de recharge pour voiture électrique à Ottawa.

Une borne de recharge pour voiture électrique à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

En moyenne les voitures électriques ont une autonomie qui avoisine les 200 kilomètres. Un trajet entre Montréal et Ottawa ou entre la capitale nationale et Toronto nécessiterait au moins un rechargement en cours de route.

Les bornes de niveau 1 ont une tension de 120 volts, ce qui permet de charger une voiture 11 à 16 heures. Les bornes de niveau 2 délivrent une tension de 240 volts et n'ont besoin que de 6 à 8 heures pour remplir une batterie. Enfin, les bornes de niveau 3 effectuent le rechargement en 30 minutes.

Gérard Gavrel déplore que les bornes de recharge rapide soient rares et existent en trois différents modèles.

« On est pris avec ces trois standards-là. J'espère que quelqu'un va être assez intelligent pour réduire ça à deux standards parce qu'en ce moment les bornes qui sont installées au Québec et qui sont de haute capacité, c'est surtout pour les Leafs », précise-t-il.

CAA affirme travailler avec l'industrie automobile et le gouvernement fédéral afin de simplifier le réseau de bornes de recharge rapide.

D'après des informations de Jean-Sébastien Marier et de Charlotte Landry

Ontario

Environnement