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Israël pourrait poursuivre des dirigeants palestiniens

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou, entouré des membres de son cabinet. (archives)

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou, entouré des membres de son cabinet. (archives)

Photo : Amir Cohen / Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Israël envisage de poursuivre des dirigeants palestiniens aux États-Unis et ailleurs pour « crimes de guerre », en réponse à la demande d'adhésion de l'Autorité palestinienne à la Cour pénale internationale (CPI), a appris Reuters, samedi, d’une source proche du gouvernement israélien.

Israël souligne que les dirigeants de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, qui ont conclu en avril dernier un accord de réconciliation avec le Hamas, coopèrent avec les islamistes palestiniens de Gaza qui tirent des roquettes sur le territoire israélien.

« Le Hamas, comme l'État islamique, commet des crimes de guerre et tue des civils. Ceux qui doivent craindre des poursuites, ce sont en fait les dirigeants de l'Autorité palestinienne », a plaidé un responsable israélien qui a parlé sous le couvert de l’anonymat.

Israël gèle des fonds destinés à l'Autorité palestinienne

Israël a décidé de geler le transfert de fonds effectué tous les mois à l'Autorité palestinienne pour le paiement de ses fonctionnaires. Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a décidé, après consultation des membres de son gouvernement, de bloquer un transfert de fonds de 500 millions de shekels israéliens [un peu plus de 148 millions de dollars canadiens] par mois, sur lequel compte l'Autorité palestinienne pour sa gestion courante et le salaire de ses fonctionnaires, selon un reponsable israélien.Un responsable palestinien a affirmé que ce gel de fonds constituait un « crime de guerre ».

La mission d'observation palestinienne aux Nations unies a remis vendredi au siège de l'ONU les documents d'adhésion au statut de Rome [traité la CPI] et à plusieurs autres traités internationaux.

Son chef, Riyad Mansour, a précisé que les Palestiniens avaient officiellement requis la compétence rétroactive de la CPI « pour les crimes commis durant la dernière guerre à Gaza ».

Ce conflit de 50 jours, qui a opposé l'été dernier Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, a fait plus de 2100 morts côté palestinien et 73 morts, essentiellement des militaires, en Israël.

Jeudi, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a demandé à la CPI de rejeter la demande d'adhésion palestinienne, car l'Autorité palestinienne, a-t-il dit, « n'est pas un État, mais une entité alliée à une organisation terroriste, le Hamas, qui commet des crimes de guerre ».

Pour le ministre israélien de l'Économie, Naftali Bennett, si le Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, veut aller devant la CPI de La Haye, « ce ne peut être qu'en tant qu'accusé » en raison de son alliance avec le Hamas.

Israël-Palestiniens, les racines d'un conflit. Consultez notre dossier.

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