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Rimouski : un déversement qui soulève des questions, selon Greenpeace

Les installations de Suncor à Rimouski

Les installations de Suncor à Rimouski

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le déversement de carburant au terminal de Rimouski de la société Suncor met en lumière les risques associés à l'industrie pétrolière. Malgré le faible impact environnemental de cet accident, le responsable de la campagne climat-énergie de Greenpeace, Patrick Bonin, s'inquiète du fait que ce soit des citoyens qui ont alerté les autorités.

« Il y a des questions à poser sur les systèmes de détection et de signalisation d'une fuite », estime M. Bonin.

Le responsable de Greenpeace croit que la question des délais se pose également puisque la fuite, qui dure depuis la fin de l'après-midi de jeudi, n'était toujours pas colmatée au moment de son entrevue à ICI RDI, vendredi matin. « Ça nous rappelle qu'il y a des risques associés à ces installations de transport ou de terminaux », poursuit-il.

L'incident, dont les conséquences semblent s'avérer mineures à Rimouski, met toutefois en lumière les risques de déversement que comportent les projets de transport du pétrole brut de l'Alberta, selon M. Bonin. Ce dernier souligne que les projets de pipelines – tant vers les États-Unis (Keystone), la Colombie-Britannique (Northern Gateway) que vers le Québec (Enbridge) – sont bloqués en raison de mobilisations citoyennes.

« On ne doit pas tenir pour acquis qu'on est obligé d'accepter ces projets-là parce que c'est de l'exportation, avance M. Bonin.. [...] Quand on regarde ce qui se passe en Alberta, c'est en moyenne deux déversements de pétrole brut par jour. Est-ce que c'est ce qu'on veut comme société, de vivre avec ces risques-là pour permettre l'expansion d'un des pétroles les plus polluants ? »

M. Bonin s'interroge sur la pertinence, pour la société québécoise, d'accepter les risques du transport de cette ressource naturelle albertaine compte tenu de la faiblesse des avantages économiques qu'elle en retirerait.

L'industrie pétrolière albertaine tente de trouver un moyen d'exporter son pétrole brut alors que l'opposition citoyenne bloque toutes les issues vers lesquelles le pétrole pourrait sortir de la province de l'Ouest canadien.

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