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Nouveau procès pour le journaliste canado-égyptien Mohamed Fahmy

Au centre, le journaliste canado-égyptien, Mohamed Fahmy, et deux de ses collègues, australien et égyptien.

Au centre, le journaliste canado-égyptien, Mohamed Fahmy, et deux de ses collègues, australien et égyptien.

Photo : Asmaa Waguih / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Cour de cassation d'Égypte a ordonné jeudi la tenue d'un nouveau procès pour trois journalistes anglophones du réseau Al-Jazira, dont le Canado-Égyptien Mohamed Fahmy.

Dans l'attente de ce nouveau procès, Mohamed Fahmy, son collègue australien Peter Greste et l'Égyptien Baher Mohamed doivent rester en détention, parce que leur demande de remise en liberté sous caution a été refusée. Leurs proches en sont déçus.

La fiancée de Mohamed Fahmy fondait notamment beaucoup d’espoirs de voir son amoureux libéré en raison d’une sérieuse blessure à l’épaule subie au début de sa détention, l’an dernier.

« La déception se lisait sur  le visage des parents de l’Australien Peter Grieste, qui sont en Égypte pour suivre le procès », a ajouté Mme Dridi. Les familles espèrent maintenant que les journalistes seront acquittés ou, dans le pire des cas, qu’ils reçoivent une peine plus clémente et qu’ils puissent la purger dans leur pays d’origine .

Le procès dans un mois

Le nouveau procès des trois journalistes, accusés d’avoir collaboré avec les Frères musulmans - une organisation considérée comme terroriste par les autorités égyptiennes - devrait s’amorcer dans un mois. Arrêtés le 29 décembre 2013, ils ont écopé de peines de sept à dix ans de prison au terme d'un premier procès controversé,

Mohamed Fahmy, qui a écopé de sept ans de prison, est arrivé au Canada avec sa famille en 1991. Il a habité à Montréal et Vancouver pendant plusieurs années avant d’aller travailler à l’étranger.

Le réseau de télévision Al-Jazira a toujours nié les accusations portées contre ses trois journalistes affirmant qu’ils n’effectuaient que leur travail en couvrant les manifestations d’appui au président déchu, Moubarak.

Plusieurs observateurs estiment qu’ils ont été victimes d’un procès politique, explique Mme Dridi au cours d’une intervention à ICI RDI. « Ils sont victimes d’une rivalité politique entre l’Égypte et le Qatar », explique-t-elle, ajoutant que Le Caire a longtemps accusé le Qatar de soutenir les Frères musulmans.

Les rapprochements entre les deux pays permettent aux journalistes étrangers d’espérer un dénouement de leur cause. 

Au moins 12 autres journalistes égyptiens détenus depuis l'année dernière font face à plusieurs accusations, selon Mohammed Lotfy, un militant pour les droits de la personne en Égypte qui a assisté au procès pour le compte d'Amnistie internationale.

Avec les informations de Associated Press

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