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Lutte contre l'itinérance : agir à la source, disent les organismes

Un homme itinérant, installé pour la nuit

Un homme itinérant, installé pour la nuit

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La lutte contre l'itinérance a été au coeur des priorités en 2014. Ottawa, Québec et la Ville de Montréal ont chacun présenté leur propre plan d'action contre le phénomène cette année, mais les groupes de lutte contre l'itinérance réclament des mesures concrètes pour lutter contre la pauvreté et donc, freiner l'itinérance à la source.

Un texte de Bruno CoulombeTwitterCourriel

En février, l'ancien gouvernement de Pauline Marois a dévoilé une politique nationale sur le sujet, prévoyant notamment la construction de 500 nouveaux logements sociaux. Les libéraux de Philippe Couillard ont plus tard bonifié ce plan en y ajoutant un engagement de près de 5 millions de dollars sur cinq ans, portant ainsi l'enveloppe globale à près de 50 millions sur l'horizon 2015-2020.

La Ville de Montréal a aussi promis de subventionner la création et la rénovation de 1000 logements situés dans les maisons de chambres de la métropole, en plus de créer un tout nouveau poste de Protecteur des personnes itinérantes.

Quant au gouvernement fédéral, il a lancé en avril une nouvelle stratégie basée sur l'accès à un logement permanent, une approche qui a toutefois été critiquée par certains organismes d'aide aux personnes sans-abri parce qu'elle occulte d'autres problématiques liées à l'enjeu de l'itinérance.

« J'aurais aimé qu'il y ait une concertation des trois paliers de gouvernement pour créer un plan avec les mêmes objectifs et priorités. Cependant, quand je vois les plans, ils ne sont pas l'un à l'encontre de l'autre, heureusement », affirme le directeur général de la Mission Old Brewery à Montréal, Matthew Pearce.

Est-ce que ça aurait pu être plus efficace de se mettre ensemble? Je dirais que oui.

Matthew Pearce, directeur général de la Mission Old Brewery

L'austérité dénoncée

Des hommes attendent au guichet de la Mission Old BreweryAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des études estiment que 25 % des gens vivant dans l'itinérance à Montréal éprouvent des problèmes graves de santé mentale.

Photo : Anne-Louise Despatie

Même s'il accueille favorablement la plupart de ces mesures, le président du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal, Pierre Gaudreau, déplore pour sa part le peu qui est fait, en ce contexte d'austérité, pour combattre la pauvreté à la source et éviter que les gens ne soient fragilisés.

« Il y a énormément de gens qui sont sur le bord de la rue parce qu'ils ont des revenus insuffisants, des loyers trop chers, et il n'y a rien qui est annoncé, au contraire, le budget [du ministre des Finances, Carlos] Leitao, au niveau de l'aide sociale, au niveau de l'Emploi et de la Solidarité sociale, a coupé ce ministère-là de façon très importante », dénonce-t-il.

Le phénomène de l'itinérance demeure encore difficile à quantifier au Québec.

La Ville de Montréal a d'ailleurs entrepris un premier véritable recensement des sans-abri sur son territoire. L'exercice doit se tenir cet hiver, ainsi que l'été suivant, et les résultats définitifs sont attendus à l'automne 2015.

Des ressources d'aide à Montréal :

Mission Old Brewery : Offre plus de 400 places d'hébergement d'urgence, dont 80 réservées aux femmes; ne refuse personne l'hiver. 

Accueil Bonneau : Aucune offre d'hébergement d'urgence, mais dispose de 166 places pour de l'hébergement à moyen et long terme; offre entre 700 et 800 repas chaque jour le matin et le midi; service de vestiaire.

Maison du Père : Capacité d'hébergement de 170 personnes; service de navette vers les autres refuges si complet.

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