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Diarrhée épidémique porcine : les Maritimes épargnées

Des cochons dans une ferme
Des cochons dans une ferme Photo: La Presse canadienne / Ryan Remiorz

L'industrie porcine des Maritimes a connu sa part de bonnes nouvelles en 2014, elle qui en avait bien besoin.

Les producteurs de porcs ont pu profiter de bons prix cette année, en plus d'être épargnés par la diarrhée épidémique porcine (DEP), une maladie qui a affligé plusieurs fermes porcines partout au Canada et aux États-Unis.

Selon le président de l'Union nationale des fermiers au Nouveau-Brunswick, Jean-Eudes Chiasson, toute la région des Maritimes a évité cette maladie mortelle. Un seul cas a été répertorié, soit à l'Île-du-Prince-Édouard.

Cela semble avoir contribué à la hausse des prix de cette viande en 2014, puisque la demande a monté en flèche dans les derniers mois.

« Au printemps, on a vu des prix jamais atteints. Je pense presque 2,80 $ le kilo, ce qui faisait une différence de près de 100 $ sur un porc comparé à la fin de janvier », précise M. Chiasson.

En Nouvelle-Écosse, les producteurs ont vu leurs prix augmenter de 40 % en 2014.

Selon le président de l'Association des producteurs de porcs de la Nouvelle-Écosse, Terry Beck, la biosécurité mise en place lors de l'hiver 2014 par des fermiers de la région explique en partie la bonne santé des porcs.

« Nous avons des camions qui viennent de l'Ontario, mais ils ne viennent pas à nos fermes. Le plus près qu'ils approchent la ferme, c'est environ 5 km. Alors, nous leur apportons nos porcs. Nous avons des demandes provenant d'aussi loin que l'Indiana pour nos porcs », mentionne M. Beck.

Le virus est redoutable, car les troupeaux, n'y ayant jamais été exposés, n'ont aucune immunité. De plus, les antibiotiques sont impuissants contre la maladie. Lorsque le virus entre dans une porcherie, en moins de cinq jours, près de 100 % des porcelets non sevrés en meurent.

Les porcelets sevrés en pouponnière et en engraissement, de leur côté, résistent mieux, avec un taux de mortalité qui varie de 1 % à 5 %. Quant aux truies et aux porcs adultes, ils ne sont pas affectés par le virus.

La DEP ne représente toutefois aucun risque pour la santé humaine et n'altère aucunement la salubrité des aliments.

Économie