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Un texte sur un État palestinien bientôt soumis à l'ONU

Le président de la Palestine Mahmoud Abbas lors de l'Assemblée générale des Nations unies.

Le président de la Palestine Mahmoud Abbas lors de l'Assemblée générale des Nations unies.

Photo : AFP / JUSTIN LANE

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les délégations arabes auprès des Nations unies ont approuvé lundi soir une proposition palestinienne de résolution qui demande la conclusion d'un accord de paix avec Israël d'ici un an et un retrait des territoires occupés d'ici fin 2017.

D'après l'ambassadrice de Jordanie Dina Kawar, seule représentante d'un pays arabe au sein du Conseil de sécurité, la totalité des 22 délégations arabes de l'ONU ont apporté leur soutien à ce texte rejeté par Israël et les États-Unis.

Plusieurs diplomates occidentaux se sont dits par ailleurs surpris par la poussée soudaine de la diplomatie palestinienne.

L'objectif de l'Autorité palestinienne est de soumettre son projet de résolution devant le Conseil de sécurité dès mardi ou mercredi. Mais le calendrier pourrait être modifié. « Tout est possible », a répondu Dina Kawar à qui l'on demandait si le vote pourrait être repoussé à l'année prochaine.

Compte tenu de l'opposition des États-Unis, qui possèdent un droit de veto au Conseil, son rejet semble certain.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a fait part de ses intentions au secrétaire d'État américain John Kerry au cours d'une conversation téléphonique, rapporte l'agence de presse palestinienne Wafa.

Israël-Palestiniens, les racines d'un conflit. Consultez notre dossier.

Selon la version que Reuters s'est procurée, le projet appelle à la reprise des négociations en vue de parvenir à un accord sur la base des frontières de 1967, avant l'occupation par Israël de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.

Il présente Jérusalem-Est comme la capitale du futur État palestinien, alors que la première mouture du texte, présentée par la Jordanie le 17 décembre, proposait de faire de la ville une capitale commune aux Israéliens et aux Palestiniens.

Le texte appelle aussi à la « présence d'une tierce partie » chargée de surveiller le retrait israélien et de garantir la souveraineté palestinienne.

Les États-Unis, qui ne souhaitent pas voir ce sujet abordé avant les élections israéliennes de mars, ont fait savoir qu'ils étaient hostiles à cette initiative, tout comme Israël.

« Nous ne pensons pas que cette résolution soit constructive », a déclaré le porte-parole du département d'État américain, ajoutant que les délais évoqués avaient « plus de chance d'entraver des négociations plutôt que de les faire aboutir ».

« Nous pensons que la résolution ne prend pas en compte les besoins légitimes d'Israël en matière de sécurité et la satisfaction de ces besoins, partie intégrante d'un accord durable. »

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