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Les journalistes n'oublient pas Mohamed Fahmy, incarcéré depuis un an

Manifestation au Yémen pour la libération des trois journalistes d'Al-Jazira emprisonnés en Égypte depuis un an.

Manifestation au Yémen pour la libération des trois journalistes d'Al-Jazira emprisonnés en Égypte depuis un an.

Photo : Khaled Abdullah Ali Al Mahdi / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le 29 décembre 2013, le Canadien Mohamed Fahmy était arrêté, en Égypte, avec deux autres journalistes du réseau Al-Jazira. Encore aujourd'hui, les trois journalistes peuvent compter sur des appuis venus des quatre coins du globe. 

Du Yémen jusqu'en Argentine, des centaines de journalistes ont manifesté lundi en faveur de leur libération. Symboliquement muets et menottés, ils ont protesté devant différentes ambassades égyptiennes dans l'espoir d'accentuer la pression sur le gouvernement égyptien. 

Après un an d'incarcération, le journaliste canadien Mohamed Fahmy est toujours en attente de l'appel de sa cause, qui sera entendu le 1er janvier 2015.

Plus tard en janvier, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, se rendra lui-même au Caire pour plaider la cause du journaliste. Mais ce n'est pas suffisant pour Mohamed Fahmy, qui implore le premier ministre canadien Stephen Harper d'intervenir personnellement dans le dossier. 

Plus tôt en décembre, les avocats de l'Égypto-Canadien ont d'ailleurs écrit au premier ministre pour lui demander d'agir afin de le faire libérer. Ces derniers estimaient que le gouvernement n'en avait pas fait assez pour obtenir la libération du journaliste, parlant de « silence officiel » et d'une « pression insuffisante ».

Une pointe d'optimisme

Le régime du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a accusé Mohamed Fahmy et ses collègues, l'Australien Peter Greste et l'Égyptien Baher Mohamed, d'être des partisans des Frères musulmans, une organisation redevenue terroriste pour le nouveau gouvernement égyptien. Ils ont aussi été accusés d'avoir fabriqué des images vidéo pour miner la sécurité nationale.

Les trois hommes ont nié toutes ces accusations, affirmant qu'ils ne faisaient que leur travail. Néanmoins, Mohamed Fahmy et Peter Greste ont été condamnés à 7 ans de prison, tandis que Baher Mohamed a écopé d'une peine de 10 ans.

Dans un message transmis par sa famille, Mohamed Fahmy avoue toutefois voir une lueur d'espoir dans la récente réconciliation entre l'Égypte et le Qatar, propriétaire du réseau arabophone Al-Jazira et partisan des Frères musulmans. 

«  La réconciliation indirecte entre l'Égypte et le Qatar devrait se refléter lors de nos audiences en appel compte tenu de la nature politique de notre procès honteux. »

— Une citation de  Mohamed Fahmy, dans un message qu'il a envoyé à sa famille

Un appel à la libération

En ce jour marquant la première année de détention des prisonniers, l'association Journalistes canadiens pour la liberté d'expression a pressé le président égyptien de libérer les trois journalistes d'Al-Jazira.

Amnistie internationale a également dénoncé à plusieurs reprises le sort réservé au journaliste canadien. En entrevue à l'émission C'est pas trop tôt!, Béatrice Vaugrante, directrice générale de la section d'Amnistie internationale au Canada francophone, a qualifié le procès qui a mené à sa condamnation de « mascarade ». Elle se dit par ailleurs s'inquiéter pour la santé de Mohamed Fahmy, qui souffrait d'une fracture du bras avant son incarcération et qui est atteint d'hépatite C.

En novembre dernier, le président Al-Sissi a déclaré, en entrevue sur les ondes de France 24, que des discussions étaient en cours quant à une amnistie présidentielle qui pourrait être accordée aux trois journalistes prisonniers.

Les réseaux sociaux en appui

En juin 2014, des journalistes de partout dans le monde ont exprimé leur soutien à leurs collègues emprisonnés en Égypte. Ils ont posé avec du ruban adhésif sur la bouche pour dénoncer le bâillonnement des journalistes, ou en tenant des affiches mentionnant « Free AJ Staff » (libérez les employés d'AJ). Ces images avaient alors largement circulé sur les médias sociaux.

D'autres utilisateurs - environ 140 000 personnes - ont plutôt choisi de montrer leur soutien en utilisant le mot-clic #journalismIsNotACrime sur les réseaux sociaux.

Avec les informations de Associated Press

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