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Le carburant s'échappe toujours d'un bateau qui a coulé à Trois-Rivières

Le bateau-remorqueur qui a sombré dans le fleuve Saint-Laurent
Le bateau-remorqueur qui a sombré dans le fleuve Saint-Laurent Photo: Radio-Canada
La Presse canadienne

Urgence-Environnement met tout en oeuvre pour contenir les 22 tonnes de carburant qui s'échappent du bateau-remorqueur qui a sombré dans les eaux du fleuve au port de Trois-Rivières, vendredi après-midi.

Plusieurs organismes gouvernementaux dédiés à la protection de l'environnement travaillent de concert pour limiter les dégâts dans le fleuve.

Un bateau-remorqueur a été dépêché sur les lieux pour qu'une équipe de trois personnes puisse installer des estacades qui serviront à contenir le diesel qui pollue l'eau du fleuve. Toutefois, ces estacades ne peuvent tout retenir de la fuite.

« Y'a une partie de l'huile qui est contenue dans les estacades mais il y a quand même un peu d'huile qui peut être visible autour », explique Réjean Lapointe, d'Urgence-Environnement.

Des vérifications seront faites samedi sur les berges du port de Trois-Rivières afin de s'assurer qu'il n'y a aucun dépôt d'hydrocarbure.

Une entreprise privée devait débuter le pompage du diesel, samedi, a confirmé M. Lapointe. Aucune contamination de sources d'eau ou de sites de pêche n'a été relevée jusqu'ici par Urgence-Environnement.

La Garde côtière, Transports Canada, le ministère québécois de l'Environnement et l'entreprise maritime Seamec vont poursuivre leur travail pendant plusieurs jours. Comme le navire a sombré, d'autres produits se retrouvent dans l'eau, dont de l'huile à moteur.

Ce déploiement d'importance en pleine période des Fêtes s'accompagnera d'une facture salée pour le propriétaire du navire impliqué dans cet incident environnemental, a soutenu Yves Lahaie, du ministère de l'Environnement.

« Le propriétaire du bateau est responsable de la contamination, donc il devra assumer les frais qui vont avec l'opération. Il va devoir assumer les coûts humains et ceux associés à la récupération du carburant. Le coût va grandement dépendre de la durée de l'opération », a-t-il indiqué lors d'un entretien avec La Presse Canadienne.

Au moment de l'incident, personne n'était à bord du bateau amarré dans la section 1 du port depuis plusieurs semaines.

Le ministère de l'Environnement enquête toujours sur la cause du naufrage et du déversement. Transports Canada a mené plusieurs expertises et devrait dévoiler ses conclusions prochainement.

Justice et faits divers