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La Russie craint l'expansion de l'OTAN

Vladimir Poutine et son premier ministre, Dmitry Medvedev, assistent à une réunion du gouvernement le 25 décembre 2014.

Vladimir Poutine et son premier ministre, Dmitry Medvedev, assistent à une réunion du gouvernement le 25 décembre 2014.

Photo : ? RIA Novosti / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président russe Vladimir Poutine a rafraîchi la doctrine militaire de son pays en pointant directement l'OTAN comme une « menace à la sécurité nationale ».

Cette nouvelle version du document a été entérinée au lendemain de Noël, comme l'a annoncé le Kremlin. La chaîne de télévision russe RT a précisé que la doctrine énumère, entre autres menaces extérieures, « la création et le déploiement de systèmes de missiles stratégiques antibalistiques qui portent atteinte à la stabilité globale et à la balance du pouvoir, l'intention de déployer de l'armement dans l'espace, et le déploiement d'armes conventionnelles de précision ».

Autrement dit, Moscou semble s'alarmer des plans de l'OTAN et se prémunit, sur papier du moins, contre ce qu'elle considère comme des menaces.

La chaîne russe RT rapporte de plus l'intention de Moscou de protéger ses intérêts dans l'Arctique. C'est nouveau : la précédente doctrine militaire russe ne citait pas l'Arctique, selon RT.

Le document identifie aussi la menace que les pays voisins de la Russie puissent être déstabilisés. Afin de se protéger, le Kremlin entend poursuivre de plus belle son alliance avec des organisations telles que les pays du BRICS (qui outre la Russie comprend le Brésil, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud), l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et l'Organisation de coopération de Shanghai.

Une économie chancelante

Ce durcissement de ton au plan militaire survient alors que l'économie russe connaît de très sérieuses difficultés.

Vendredi, le ministre des Finances, Anton Silouanov, a déclaré que l'économie russe pourrait se contracter de 4 % en 2015 si les cours du brut se maintiennent à leur niveau actuel, soit autour de 60 $ le baril.

Il s'agirait de la première contraction que subirait l'économie russe depuis 2009. Cette perspective peu reluisante tire son fondement de trois facteurs :

  • la chute des cours du pétrole;
  • l'effondrement de la valeur du rouble;
  • les sanctions infligées à Moscou par l'Occident en raison des agissements de la Russie vis-à-vis de l'Ukraine.

Mardi, l'agence de notation Standard & Poor's a placé la note souveraine de la Russie sous surveillance avec implication négative.

Cette décision fait suite à une rapide détérioration de la flexibilité monétaire du pays et à l'affaiblissement de son économie, explique S&P dans un communiqué.

Actuellement notée « BBB- » par S&P, la Russie pourrait être dégradée en janvier et sortirait alors de la catégorie « investissement », a prévenu l'agence de notation.

Avec les informations de Reuters

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