•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des ressortissants de l'Outaouais se souviennent du tsunami asiatique

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Une femme marche au milieu des décombres près de la mosquée de Banda Aceh, en Indonésie en décembre 2004.

Une femme marche au milieu des décombres près de la mosquée de Banda Aceh, en Indonésie en décembre 2004.

Photo : La Presse canadienne / AP

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dix ans ont passé depuis le tsunami du 26 décembre 2004 qui a ravagé l'Indonésie, le Sri Lanka, l'Inde et la Thaïlande, notamment. Cette tragédie a fait 230 000 victimes et laissé 1,5 million de sans-abri.

Une décennie plus tard, des gens de la région de la capitale nationale, directement touchés par les événements, font le point.

C'est le cas d'Odette Cyr, originaire de l'Outaouais, qui était en vacances au Sri Lanka au moment du tsunami. « Ce sont des images que je n'oublierai jamais », dit-elle.

« Ça a été des moments très, très intenses. Je ne sais pas ce qui se passait. Ma première réaction a été : " Ah! mon Dieu! Ça doit être ça, la fin du monde! " », se remémore-t-elle.

Tu ne sais pas ce qui arrive. T'entends des cris. Il y a des édifices qui s'écoulent, des gens qui courent partout, il y a de l'eau partout.

Odette Cyr, employée de la Croix rouge internationale

« Je me suis surprise d'avoir un calme incroyable [...] sans savoir pourquoi j'étais comme ça. Quand je suis sortie du Sri Lanka, j'ai eu un choc post-traumatique », souligne-t-elle.

Odette Cyr a quitté le 4 janvier pour l'Australie, puis s'est révisée.

« Je me sentais coupable de ne pas être restée [...]. Je suis revenue et j'ai aidé les gens dans le village où j'étais, sur le bord de la mer », explique celle qui habite depuis au Sri Lanka.

Ça a été comme un changement de vie, parce que j'ai décidé d'écouter ma petite boussole intérieure. J'ai écouté mon coeur, je suis allée où mon coeur voulait être.

Odette Cyr, employée de la Croix rouge internationale

Ayant appris qu'elle était au Sri Lanka, la Croix rouge canadienne lui a offert un contrat pour coordonner l'aide envoyée par les différentes Croix rouges à l'international.

Elle est par la suite devenue employée, un poste qu'elle occupe toujours.

Aider à la reconstruction

La Gatinoise Lina Holguin, une employée d'Oxfam Québec, a elle aussi senti l'appel au lendemain du tsunami. Elle s'est portée volontaire pour se rendre à Aceh, en Indonésie, afin d'aider les victimes.

Elle y est arrivée à peine une semaine après la catastrophe.

« C'était vraiment très impressionnant. [...] J'avais vu toutes ces images [à la télé], puis j'ai reçu des comptes rendus de mes collègues qui étaient là-bas. [...] On voyait un minimum à la télé que ce qui était réellement », explique-t-elle.

D'importants fonds

Plusieurs milliards de dollars ont depuis permis de reconstruire les communautés touchées. Toutefois, des vestiges y demeurent, comme des bateaux échoués sur les toits de certains immeubles.

Odette Cyr confirme de son côté que la vie a repris son cours au Sri Lanka. « C'est un beau pays qui s'est remis, qui a développé des outils pour faire face à de futurs tsunamis », note-t-elle.

Elle remarque toutefois des différences dans le comportement des gens. Pour ceux qui n'ont pas perdu de membres de la famille, « c'est la vie de tous les jours qui continue. »

Ceux toutefois qui ont vu mourir des proches soulignent de façon particulière le dixième anniversaire du tsunami. « Ils vont déposer à la mer des gerbes de fleurs, des chandelles. On sent que les gens veulent faire quelque chose », remarque-t-elle.

Avec les informations de Patrick Foucault

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.