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Procès Magnotta : encore en attente du verdict

Photo : Montreal police

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après sept jours de délibérations, les jurés au procès de Luka Rocco Magnotta ne se sont toujours pas entendus sur des verdicts unanimes.

Isolés complètement du reste du monde et de leurs proches depuis mardi dernier, les huit femmes et quatre hommes délibèrent tous les jours, de 9 h à 17 h, sur le sort de Magnotta, accusé du meurtre prémédité et du démembrement de l'étudiant chinois Jun Lin, en mai 2012 à Montréal.

L'homme d'origine ontarienne est aussi accusé de production et de distribution de matériel obscène, d'utilisation de la poste pour envoyer du matériel obscène et de harcèlement criminel.

Magnotta a reconnu dès l'ouverture du procès qu'il était l'auteur des crimes qui lui sont reprochés. Son avocat a plaidé la maladie mentale. Les jurés doivent maintenant déterminer l'intention criminelle et le degré de planification de l'accusé, de même que son état mental au moment des faits.

Les jurés doivent donc décider d'abord si Magnotta peut être reconnu criminellement responsable de ses actes. Si oui, ils ont alors le choix entre trois verdicts possibles : meurtre prémédité, meurtre non prémédité ou homicide involontaire.

Le juge Guy Cournoyer, de la Cour supérieure, avait expliqué aux jurés lundi dernier les critères précis qui peuvent mener à un verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de trouble mental. Ce verdict doit répondre à deux questions : est-il plus probable qu'au moment des crimes, l'accusé souffrait d'un trouble mental? Si oui, est-il plus probable que ce trouble mental ait pu l'empêcher de distinguer le bien du mal?

Au deuxième jour de leurs délibérations, les membres du jury ont demandé au juge Cournoyer si un trouble de la personnalité était considéré au sens de la loi comme une maladie mentale. Le magistrat leur a répondu oui.

Les jurés entameront leur huitième jour de délibérations mardi matin.

Magnotta face à la justice

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