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Sony a fait une erreur en retirant le film The Interview, dit Obama

Barack Obama fait le bilan de son administration.

Barack Obama fait le bilan de son administration.

Photo : Kevin Lamarque / Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Barack Obama reproche au studio hollywoodien Sony Pictures Entertainment d'avoir annulé la sortie du film The Interview, après avoir été la cible d'une attaque informatique majeure imputée à la Corée du Nord.

Lors de sa dernière conférence de presse de l'année, le président américain a affirmé que Sony a commis une « erreur » en retirant le film, tout en confirmant que Pyongyang est à l'origine de la cyberattaque.

Barack Obama a promis de répliquer à cette attaque, sans donner plus de détails. Il a précisé que son administration ne dispose d'aucun élément « indiquant que la Corée du Nord aurait agi en collaboration avec un autre pays ».

Ils ont provoqué beaucoup de dégâts et nous répondrons. Nous répondrons de manière proportionnée et nous répondrons à un moment, à un endroit et d'une manière que nous choisirons. 

Une citation de :Barack Obama

Un dictateur ne peut pas censurer aux États-Unis

Obama a souligné qu'on ne pouvait laisser « un dictateur » imposer la censure aux États-Unis et a dit regretter que les dirigeants de Sony Pictures Entertainment n'aient pas discuté avec lui avant de céder aux pirates informatiques et de décider d'annuler l'exploitation du film.

Nous ne pouvons pas avoir une société dans laquelle un dictateur quelque part peut commencer à imposer une censure ici aux États-Unis. 

Une citation de :Barack Obama

Plus tôt dans la journée, le FBI a annoncé avoir établi la preuve sur la responsabilité du gouvernement nord-coréen dans ce piratage d'envergure. Dans un communiqué, le FBI a écrit qu'il « a suffisamment de preuves pour conclure que le gouvernement nord-coréen est responsable de ces actions ».

Le conseiller politique de la Corée du Nord à l'ONU à New York, Kim Song, a aussitôt réagi pour nier toute implication de Pyongyang. « Notre pays n'a aucun lien avec ce pirate », s'est-il défendu. 

The Interview sera diffusé, mais pas en salle

Sony Pictures compte diffuser ailleurs que dans les salles de cinéma son film. « Nous avons immédiatement commencé à rechercher des voies alternatives pour diffuser le film sur des plateformes différentes. Nous espérons toujours que tous ceux qui voudront voir le film en auront la possibilité », a mentionné le studio de cinéma dans un communiqué.

Sur la chaîne CNN, Michael Lynton, le directeur général du studio, s'est défendu d'avoir abdiqué. « Nous ne nous sommes pas couchés, nous n'avons pas capitulé », a-t-il dit, qualifiant le piratage de « pire attaque informatique jamais vécue aux États-Unis ».

The Interview est une comédie dans laquelle les acteurs Seth Rogen et James Franco incarnent des journalistes recrutés par la CIA afin d'assassiner le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un.

L'attaque contre Sony a été revendiquée par les pirates informatiques GOP (Guardians of Peace), qui ont dérobé de grandes quantités de données et mis en ligne certaines d'entre elles.

Après avoir reçu d'autres menaces évoquant les attentats du 11 septembre, le studio hollywoodien a décidé d'annuler la sortie du film prévue le 25 décembre aux États-Unis.

Les pirates informatiques ont envoyé vendredi à Sony un nouveau message teinté d'ironie et de menace pour la féliciter de sa décision. « Vous avez pris une décision très sage en annulant la sortie de The Interview. Nous garantissons la sécurité de vos données sauf si vous causez de nouveaux problèmes », dit le message, cité par la chaîne CNN.

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