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Cyberattaque contre Sony : un exercice nord-coréen?

Un édifice Sony.

Un édifice Sony.

Photo : La Presse canadienne / Shizuo Kambayashi

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La cyberattaque de la division cinéma de Sony n'a peut-être été qu'un exercice d'entraînement pour l'armée d'experts informatiques dont dispose la Corée du Nord qui, à long terme, pourrait chercher à paralyser l'ensemble du réseau de télécommunication et d'électricité de ses adversaires.

Selon des Nord-Coréens ayant fui leur pays, les autorités de Pyongyang ont massivement investi dans la cybernétique et les technologies nucléaires depuis des années pour combler leur retard dans le domaine des armes conventionnelles.

Vivant dans l'obsession d'une invasion orchestrée par la Corée du Sud et les États-Unis, le pouvoir communiste oeuvre à améliorer ses capacités d'intrusion informatique afin de paralyser ou de détruire les systèmes et serveurs gérant des services publics essentiels.

« L'objectif ultime de la cyberstratégie de la Corée du Nord est de pouvoir attaquer les infrastructures de la Corée du Sud et des États-Unis », explique Kim Heung-kwan, un professeur de sciences informatiques qui a fui la Corée du Nord, mais conservé des liens avec des membres de sa communauté.

« L'attaque informatique contre Sony Pictures est semblable à celle menée par le passé et imputée à la Corée du Nord. Il s'agit d'entraînement et de tentatives dont le but est de détruire des infrastructures », ajoute-t-il.

Cette opération, qui s'est traduite par le vol de milliers de documents de la division cinéma de Sony, constitue une victoire pour les pirates, puisque la société de Culver City a renoncé à diffuser le film The interview, que le gouvernement nord-coréen considérait comme un « acte de guerre ».

Des sources gouvernementales américaines ont indiqué qu'une telle opération de piratage avait été « parrainée par un État » et que le pouvoir de Pyongyang était impliqué.

« Ils s'entraînent à lancer des attaques contre des réseaux électroniques », précise Jang Se-yul, qui a étudié à l'université militaire pour les sciences informatiques avant de se réfugier en Corée du Sud il y a six ans.

Le Bureau 121, géré par l'agence nord-coréenne de renseignement, est une cellule travaillant à préparer la guerre informatique et réunissant certains des experts les plus doués du pays.

La plupart des pirates de cette unité, largement financée par le pouvoir central, sont issus de l'université militaire. « À long terme, leur objectif est de s'en prendre aux infrastructures », précise Jang Se-yul.

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