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Guy Delisle dit adieu à Hollywood, bien malgré lui

Guy Delisle

Guy Delisle

Photo : PIERRE ANDRIEU/AFP/Getty Images

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le bédéiste Guy Delisle a réagi à l'abandon de l'adaptation de sa bande dessinée Pyongyang sur son blogue. Il se dit désolé de savoir que ce projet tombe à l'eau.

Ce matin, les studios américains New Regency, une propriété de Fox, ont abandonné le projet d'adapter au cinéma la bande dessinée, qui devait mettre en vedette l'acteur Steve Carell.

Cette nouvelle survient au lendemain de l'annulation de la sortie du film The interview en Amérique du Nord par Sony Pictures Entertainment, en raison des menaces de représailles qui pesaient contre les cinémas qui présenteront l'oeuvre distribuée.

Par courriel, Guy Delisle a souligné qu'il ne souhaitait pas commenter. Il a toutefois réagi en écrivant un billet sur son blogue (Nouvelle fenêtre).

Il s'y dit surtout désolé des raisons invoquées pour ne pas aller de l'avant avec cette adaptation. « On aurait pu imaginer qu'une grosse multinationale résisterait devant les menaces d'une bande de hackers nord-coréens. Apparemment, ils ont su toucher là où ça fait mal », écrit-il.

Steve Carell devait jouer dans le film inspiré par la BD de Guy DelisleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Steve Carell

Photo : Dan Steinberg

Par la suite, il ajoute avoir déjà fait face à de la résistance dès que l'idée de faire une BD lui est venue. 

« En 2001, quelques mois après mon retour de Corée du Nord, j'envoyais les premières pages de mon album aux directeurs du studio de dessin animé qui m'avaient envoyé là-bas. Je pensais que ça les amuserait de lire à quoi ressemble le pays où ils produisent leurs séries télé. La réaction a été glaciale, on m'a dit que je n'avais pas le droit de parler de mon séjour là-bas, que mon contrat contenait une clause de confidentialité et que je ne pouvais pas faire ce livre »

— Une citation de  Guy Delisle

Il explique aussi n'avoir eu que peu de contacts avec FOX, la compagnie de production. « Je n'avais pas beaucoup de contact avec la production et depuis maintenant deux ans que les droits ont été vendus, j'ai toujours eu connaissance des développements par Internet. J'imagine que c'est la Hollywood way. Je savais que, quelque part en Californie, le scénario s'écrivait et jusqu'à ce qu'un acteur principal soit choisi, je n'avais aucune idée si c'était un film d'animation ou un film en prises de vue réelles. En laissant les droits à une grosse maison de production américaine, je me doutais bien qu'on ne viendrait pas me demander mon avis et ça me convenait très bien de laisser mon livre se faire adapter. »

Il ajoute avoir parlé au réalisateur du film, Gore Verbinski, et il imagine sa déception après deux ans de travail. « Ce n'est qu'au début de décembre que tout est devenu beaucoup plus concret pour moi. Il y a eu l'annonce de Steve Carell dans le rôle principal, le tournage était prévu au mois de mars en Serbie et j'ai eu un coup de fil de Gore Verbinski. Il m'a parlé de la façon dont il voyait ce film, j'étais enthousiaste et aujourd'hui de savoir que tout ce projet tombe à l'eau me désole profondément. »

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