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Coût de la PPO : économies pour certaines villes

Voiture de la police provinciale

Photo : Yvon Thériault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Certaines municipalités ontariennes réaliseront dès l'an prochain des économies importantes, après le renouvellement de leur contrat avec la Police provinciale de l'Ontario (PPO). Cependant, d'autres devront débourser plus qu'auparavant.

Ces changements surviennent à la suite de l'entrée en vigueur de la nouvelle formule de financement pour les services de la PPO dans les 324 municipalités qu'elle dessert.

Les villes sont dorénavant facturées selon un montant fixe par ménage, auquel s'ajoutent les appels, facturés à la pièce.

« Que ce soit pour les accidents ou les entrées par effraction, par exemple », explique le maire de Kapuskasing, Al Spacek, qui estime que la nouvelle formule permettra à la Ville d'économiser plusieurs centaines de milliers de dollars par année. La PPO coûtait plus de deux millions de dollars annuellement à Kapuskasing. Le montant avait presque doublé au cours des précédentes années. 

À Hearst, les coffres de la Ville seront aussi regarnis de plus de 350 000 $ au cours des cinq prochaines années. Le greffier, Claude Laflamme, rappelle toutefois que la petite communauté du Nord devra toujours payer plus d'un million de dollars par année pour les services de la PPO.

« On est porté à croire que Hearst devrait être en bas du million, mais la bonne nouvelle, c'est qu'on va payer moins »

— Une citation de  Claude Laflamme

Plus cher à Greenstone

Les nouvelles sont cependant moins bonnes à Greenstone, où la facture par ménage sera plus salée.

Le maire, Renald Beaulieu, indique qu'elle augmentera d'environ 100 $. « Pour l'année 2014, c'est autour de 490 $ à 500 $, et puis pour l'année 2015, ce sera plutôt 600 $ », précise-t-il. 

Le maire évalue maintenant comment partager la facture équitablement au sein de la communauté. « Dans la région, des ménages paient très peu de taxes, alors que d'autres en ont des très élevées, explique-t-il. Il faudra voir comment faire pour séparer les coûts de la PPO pour que tout le monde paie sa part. »

Plus avantageux pour les grandes villes

En général, la nouvelle formule est plus avantageuse pour les villes les plus populeuses, selon Al Spacek.

« La nouvelle formule est plus juste, car le financement pour la PPO ne change pas, il est simplement réparti plus équitablement », croit-il.

Dans le sud-ouest de la province, la Ville de Leamington s'attend, par exemple, à économiser 1,5 million de dollars d'ici 2019.

En 2012, une coalition de maires ontariens s'était créée pour faire pression sur le gouvernement et dénoncer les coûts à la hausse des services policiers. Dans certaines villes, l'augmentation annuelle des coûts était de 25 %, alors que dans d'autres, la PPO représentait près de la moitié du budget municipal.

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Ontario