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La Plaza Saint-Hubert se donne un air de renouveau

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Magasin sur la Plaza Saint-Hubert
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Plaza Saint-Hubert change. Tranquillement, mais elle change. Elle a toujours ses boutiques consacrées aux mariages - on en compte 28! -, mais des commerçants s'efforcent aujourd'hui de donner un air de renouveau à ce lieu commercial historique, qui revient de loin.

Un texte de Jean-Sébastien CloutierTwitterCourriel

Après avoir connu ses heures de gloire dans les années 60 et 70, la Plaza est peu à peu devenue désuète et elle a décliné, minée par des crises économiques et par la concurrence accrue des centres commerciaux. On y observe d'ailleurs toujours certains commerces à l'allure vieillotte et on marche encore sous sa marquise de verre qui couvre les 1200 mètres de trottoirs entre Bellechasse et Jean-Talon.

En 2000, l'auteur-compositeur-interprète Jamil Azzaoui a été l'un des premiers à imaginer qu'un nightlife était possible sur l'artère. Il a ouvert Le Petit Medley, coin Saint-Hubert et Bellechasse.

[À] la Plaza Saint-Hubert, en 2000, il y avait 75 commerces sur 400 de libres, de locaux vacants. C'était une zone sinistrée.

Jamil Azzaoui, propriétaire du Petit Medley

Aujourd'hui, les choses sont différentes. Le taux d'inoccupation des locaux est de 6 % et plusieurs entrepreneurs ont ouvert boutique. Des commerces de proximité sont nés, plus branchés. Ils ciblent des résidents qui, pour beaucoup, ont fui le Plateau Mont-Royal et ses prix exorbitants, pense Jamil.

« La clientèle plus jeune, plus artistique, on va dire, elle est remontée vers ici », dit-il.

Depuis huit ans, Anne Lespérance vend des vêtements de designers québécois sur la Plaza. Le loyer ici, dit-elle, est deux fois moins cher que sur le Plateau, où elle a dû fermer boutique.

Il y a moins de gens de l'extérieur qui viennent ici, mais c'est la clientèle de proximité qui nous fait vivre. Et je me sens comme un commerce de proximité au même titre qu'on va chercher le pain au bout de la rue.

Anne Lespérance, propriétaire, Belle et Rebelle

Le directeur général de la Société de développement commercial (SDC) local est enthousiaste quand il parle de sa Plaza. 

« Il y a beaucoup plus de jeunes professionnels qui se sont implantés dans le quartier. On a aussi quelques nouveaux bars, quelques nouveaux restaurants. Il y en a d'autres qui cherchent à s'implanter », affirme Mike Parente, directeur général de la SDC Plaza Saint-Hubert.

Mike Parente rappelle que la rue Saint-Hubert a aussi changé physiquement, l'été dernier, à la hauteur de la Plaza. Elle est passée de deux voies de circulation à une voie, et 120 places de stationnement gratuites d'une durée de 15 minutes ont été ajoutées.

Est-ce un hasard? Toujours est-il que le nombre de piétons a augmenté de 2,5  % depuis ce réaménagement en juillet. Mais ça ne veut pas dire que les Montréalais se réapproprient la Plaza autant que souhaité.

Il y a eu beaucoup de fermetures quand moi je travaillais là, ça a tout fermé d'un coup, puis là ça commence à rouvrir, mais parce que les gens sont tellement convaincus que c'est juste des robes de mariées et des chaussures, ils viennent moins magasiner ici.

Une cliente

« Moi je vois beaucoup de changements, oui. Il y a plus de boutiques québécoises, premièrement. Je vais vous dire que c'est pas mal moins quétaine que c'était, la rue Saint-Hubert », souligne une autre cliente interrogée.

Les temps sont donc meilleurs pour la Plaza, mais tout n'est quand même pas rose pour les commerçants, surtout en cette période économique difficile. D'ailleurs, en 2014, si 28 nouveaux commerces y ont ouvert leurs portes, 32 ont fermé durant l'année.

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