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Licenciement de tous les employés de la Conférence régionale des élus de l'Abitibi-Témiscamingue

Jean-Maurice Matte, maire de Senneterre, réagissait à la nouvelle lors d'un point de presse
Jean-Maurice Matte, maire de Senneterre, réagissait à la nouvelle lors d'un point de presse
Radio-Canada

Les employés de la Conférence régionale des élus de l'Abitibi-Témiscamingue ont reçu un avis de licenciement collectif ce matin.

Les 25 employés de la CRÉ sont touchés par cet avis qui leur annonce leur mise à pied au premier mars 2015.

Le président de la Conférence régionale des élus, Jean-Maurice Matte, espère pouvoir sauver plusieurs emplois en instaurant un nouvel organisme de développement régional.

Il entend d'ailleurs mener plusieurs actions dans les prochaines semaines pour faire reconnaître au gouvernement cette nouvelle entité.

On va s'insérer dans les consultations au niveau du projet de loi 28 pour essayer de faire comprendre au gouvernement qu'il fait fausse route en abolissant les instances de concertation régionales. Alors on va continuer à travailler avec nos députés régionaux qui ont une bonne ouverture à ce que la région de l'Abitibi-Témiscamingue puisse maintenir une instance de concertation régionale. Évidemment, il y a beaucoup d'autres régions au Québec, surtout les régions périphériques, les régions ressources, qui, elles, souhaitent maintenir une instance de concertation régionale, alors on va travailler en solidarité avec ces régions-là.

Jean-Maurice Matte

Le gouvernement Couillard a annoncé l'abolition des CRÉ et la réduction des budgets des organismes de développements régionaux de 50 % au début novembre.

Des impacts importants

L'abolition de la CRÉ aura aussi des impacts sur les employés de Valorisation Abitibi-Témiscamingue, du Forum jeunesse de l'Abitibi-Témiscamingue et de l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue entre autres.

La disparition probable de l'Observatoire est d'ailleurs dénoncée par le Regroupement d'éducation populaire de l'Abitibi-Témiscamingue. Christine Doré, agente de développement communautaire au REPAT se dit déçue et inquiète.

On croit que c'est un outil qui nous permet d'avoir un recul et un regard sur les politiques que le gouvernement adopte. En ne connaissant pas l'effet de ces politiques-là par des données scientifiques qu'on recueille qui sont bien détaillées, bien mesurées, pour nous, c'est très dommageable pour la région.

Christine Doré, REPAT

Abitibi–Témiscamingue

Société