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Devant les menaces, la sortie du film The Interview est annulée

Seth Rogen dans The interview

Seth Rogen dans The interview

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La sortie du film The Interview, prévue le 25 décembre, a été annulée en Amérique du Nord en raison des menaces de représailles qui pèsent contre les cinémas qui présenteront l'oeuvre distribuée par Sony Pictures.

« Au regard de la décision prise par une majorité de cinémas de ne pas présenter le film The Interview, nous avons décidé de ne pas le sortir en salle », a indiqué Sony dans un communiqué.

Les deux vedettes du film, Seth Rogen et James Franco, ont annulé leur apparitions publiques pour la promotion du film.

Dans The interview, une parodie de film d'espionnage, un animateur et un producteur de télévision sont mandatés par la CIA pour tuer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors d'une entrevue qu'ils doivent réaliser avec lui à Pyongyang.

Pour voir cette vidéo sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Le régime nord-coréen n'avait pas aimé la teneur du film des studios Sony Pictures Entertainement et avait condamné celui-ci en juin dernier.

Puis, le mois dernier, des pirates informatiques s'en sont pris au système informatique des studios Sony Pictures, révélant des courriels internes et piratant des scénarios et des films qui n'ont pas encore pris l'affiche.

Puis, mardi, ces mêmes pirates informatiques, les « gardiens de la paix », ont menacé directement les cinéphiles qui iraient voir le film. Le régime nord-coréen, qui se défend d'être à l'origine de ces attaques informatiques, a tout de même appuyé ces actions.

Sous couvert de l'anonymat, un officiel américain a affirmé que des enquêteurs fédéraux avaient établi que la Corée du Nord était bel et bien derrière cet acte de piratage. Une annonce officielle pourrait survenir prochainement.

Menaces réelles?

Aux États-Unis, le ministère de la Sécurité intérieure a indiqué qu'il n'y avait « aucun renseignement crédible permettant de croire qu'il y aurait un complot contre les salles de cinéma », mais il a ajouté qu'il analysait toujours les messages du groupe. Les menaces ont tout de même forcé les autorités de New York et de Los Angeles à renforcer les mesures de sécurité.

Faisant référence aux attentats du 11 Septembre, les « gardiens de la paix » ont diffusé un message qui suggérait également aux gens habitant près des cinémas où sera présenté le film de quitter leur maison.

Les cinémas Carmike, qui gèrent 247 salles aux États-Unis, ont été les premiers à annuler les représentations du film, selon The Hollywood Reporter. La compagnie basée en Georgie est la quatrième chaîne de cinémas en importance aux États-Unis.

Avec les informations de Associated Press, The Hollywood Reporter, Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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