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Les exportateurs de sable bitumineux survivent à un vote du Parlement européen

Un vote au Parlement européen

Un vote au Parlement européen

Photo : Vincent Kessler / Reuters

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les exportateurs canadiens de sable bitumineux ont survécu de justesse à un vote du Parlement européen, mercredi, qui aurait pu étiqueter les produits de l'Alberta comme hautement polluants.

Une directive d'évaluation de la qualité des carburants proposée aux raffineries de l'Union européenne a été au cœur d'une campagne canadienne de lobbying bien financée, pendant plus de deux ans.

Les négociateurs canadiens croyaient que la question avait été réglée cet automne lorsque la Commission européenne a accepté de permettre l'utilisation des sables bitumineux canadiens sans spécifier qu'ils contenaient davantage de carbone.

Toutefois, le comité environnemental du Parlement européen a catégoriquement rejeté la proposition plus tôt ce mois-ci, ce qui a mené au vote de mercredi.

La majorité des parlementaires a voté en faveur du rejet de la nouvelle directive d'évaluation de la qualité des carburants, à 337 contre 325. Cependant, avec 48 abstentions, la majorité absolue de 376 votes nécessaire pour renverser l'entente proposée n'a pas été atteinte.

La directive d'évaluation de la qualité des carburants, telle que proposée, sera donc soumise à un vote de ratification au début de l'année 2015.

« Notre gouvernement continuera de favoriser les intérêts canadiens et les emplois canadiens, a déclaré le ministre des Ressources naturelles Greg Rickford dans un communiqué publié après le vote. Nous sommes heureux que le Parlement européen ait basé sa décision sur la science et sur les faits ».

La directive d'évaluation de la qualité des carburants fait l'objet d'un lobbying intense depuis le début de l'année 2012, lorsqu'il a été proposé que le bitume canadien soit étiqueté comme contenant 22 pour cent plus de carbone que l'huile conventionnelle.

Selon les règles européennes sur les émissions de carbone, cette étiquette de produit hautement polluant rendrait l'importation de bitume canadien problématique pour les raffineries européennes.

Le gouvernement conservateur a alloué 30 millions de dollars l'an dernier pour deux ans de lobbying international et de publicité pour le compte de l'industrie pétrolière et minière canadienne.

Cet automne, les premiers cargos de bitume canadien ont commencé à débarquer en Europe, et le gouvernement canadien espère accélérer l'expansion de l'industrie avec le projet d'oléoduc Énergie-Est de TransCanada qui parcourrait le pays de l'Alberta à la côte atlantique.

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