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Davantage de morts dans les films d'animation pour enfants que dans les films pour adultes

Nathalie Tremblay a creusé la question de la violence dans les dessins animés

Les personnages meurent plus souvent dans des films d'animation pour enfants que dans les films destinés aux adultes. C'est ce que conclut une étude réalisée par des chercheurs de l'Université d'Ottawa et de l'University College London (UCL).

Selon leur analyse, les personnages principaux de films pour enfants sont 2,5 fois plus susceptibles de mourir que ceux de films pour un public adulte, et près de trois fois plus susceptibles de se faire tuer.

« Ce sont le plus souvent les parents des personnages principaux qui meurent », ajoute l'épidémiologiste de l'Université d'Ottawa, Mila Kingsbury, qui a participé à l'étude.

Les mères et les pères sont en effet au moins cinq fois plus susceptibles de mourir dans les dessins animés pour enfants.

Par exemple, la mère de Nemo se fait manger par un barracuda 4 minutes 3 secondes après le début du Monde de Nemo.

En tout, un personnage important meurt dans les deux tiers des films d'animation et dans la moitié des films pour un public adulte.

Méthodologie

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé combien de temps s'écoulait avant que les personnages principaux meurent dans les 45 films d'animation pour enfants les plus populaires, depuis Blanche Neige, en 1937, jusqu'à La reine des neiges, sorti en 2013.

Les chercheurs notent que « les morts macabres sont courantes dans les films d'animation : fusillade dans Bambi, Peter Pan et Pocahontas; attaque au couteau dans La Belle au bois dormant et La petite sirène; et attaque par des animaux dans Une vie de bestiole, Les Croods, Dragons, Le monde de Nemo et Tarzan. »

L'étude note par ailleurs que le niveau de violence est resté sensiblement le même depuis 1937.

Quant aux films pour adultes, ils incluent différents genres, par exemple Fiction pulpeuse, L'exorcisme d'Emily Rose et Le cygne noir.

Des effets à long terme

Avec cette étude, les chercheurs veulent sensibiliser les parents aux effets éventuels des films d'animation sur leurs enfants.

Le message principal aux parents de jeunes enfants est que, juste parce que ces films sont animés, ça ne veut pas dire qu'ils sont innocents.

Mila Kingsbury, épidémiologiste de l'Université d'Ottawa

« C'est difficile de dire si les enfants comprennent toujours ce qu'ils voient dans un film. Ça dépend de l'âge de l'enfant, de l'expérience qu'il a eue avec la mort, des discussions avec les parents. Mais mes collègues ont noté que les enfants avaient beaucoup de questions après avoir vu ces films », rapporte la Dre Kingsbury.

Elle suggère donc aux parents d'écouter les films avec leurs enfants, afin de pouvoir en parler avec eux.

Ottawa-Gatineau

Enfance