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Autre offensive anti-gaz de schiste au N.-B.

Marc Duhamel explique les répercussions économiques d'un moratoire sur le gaz de schiste
Radio-Canada

À l'aube du dépôt du moratoire sur le gaz de schiste au Nouveau-Brunswick, des militants s'inquiètent de l'étendue d'une telle législation.

L'alliance anti-schiste du Nouveau-Brunswick, qui représente 22 groupes communautaires, demande un moratoire entier et ferme sur une période de 10 ans.

« Nous supplions le gouvernement d'écouter les citoyens dont la seule motivation est l'intérêt supérieur de la province et l'espoir qu'elle demeure un endroit où nous tous et les générations futures pourrons jouir », affirme la porte-parole de l'alliance anti-schiste du Nouveau-Brunswick, Denise Melanson.

Selon les militants anti-schistes, les retombées économiques et les risquent environnementaux sont trop grands et ils demandent que le moratoire soit imposé le plus rapidement possible.

Nous on serait satisfait avec un moratoire total où il n'y a rien qui se fait.

Denise Melanson, porte-parole de l'alliance anti-schiste du Nouveau-Brunswick.

Les militants demandent un arrêt total des activités sur une période de 10 ans; autant en exploration qu'en exploitation, en fracturation hydraulique qu'en fracturation au propane.

Brian Gallant n'a pas voulu préciser la durée du moratoire ni son étendue, répétant qu'un projet de loi interdisant la fracturation hydraulique du gaz de schiste serait déposé « très bientôt ».

Inquiétudes au sujet du gaz de schiste au N.-B. : reportage de Nicolas Steinbach

Au Québec, le premier ministre Couillard fait siens les propos du Bureau d'audience publique en environnement qui a conclu lundi que la fracturation hydraulique est trop risquée, très polluante et ne comporte pas assez d'avantages.

Selon le professeur en sciences de la gestion à l'Université du Québec, Marc Duhamel, un moratoire partiel serait plus approprié , permettant de continuer l'exploration du gaz de schiste de mieux pour mieux connaître son potentiel, surtout que les coûts rattachés à son exploitation seraient moins élevés au NB.

« Le coût de développement de la ressource au Québec est largement supérieur, de 15 à 20% environ. Ça a beaucoup rapport à l'accès aux routes, les coûts pour rattacher aux pipelines », explique M. Duhamel.

La position du Québec contre le gaz de schiste vient renforcer celle du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse qui, avant eux, a imposé un moratoire sur le gaz de schiste. Il ne reste qu'à voir ce que contiendra le projet de loi du gouvernement Gallant qui devrait être déposé d'ici Noël.

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